La place du conducteur sur la voie publique (cf. art. 9.3.1) est une partie importante et souvent méconnue. La règle générale veut que « tout conducteur circulant sur la chaussée doit se tenir le plus près possible du bord droit de celle-ci ». Parmi les exceptions, on retrouve la circulation en plusieurs files. Effectivement, si le trafic est dense il paraît absurde de ne pas occuper tout l’espace disponible. Cela dit, l’article 9.5 évoque trois lieux où cette règle s’applique. La première concerne une chaussée à deux sens de circulation divisées en 4 bandes ou plus.

Sur l’illustration ci-dessus, on a une voie publique séparée par un terre-plein. Il y a donc deux chaussées. Chaque chaussée est à sens unique. On se trouve en agglomération, il y a des bandes de circulation, on peut donc choisir la bande qui convient le mieux à sa destination. Si le trafic est dense, cela ne change rien.

En revanche, et c’est le cas qui nous intéresse, lorsqu’une même chaussée à deux sens de circulation aménagée par 2 + 1 bande circulation (tout ce qui ne fait pas 4 bandes et plus), alors le conducteur doit se tenir à droite. Tout le monde roule sur la première bande de circulation sauf pour effectuer un dépassement ou faire un changement de direction à gauche. Petite précision, le dépassement successif n’est envisageable que pour une chaussée à 4 bandes (art. 16.6).

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2 bandes dans un sens, 1 bande dans l’autre sens (av. Houba de Strooper)

Heureusement, ce genre d’aménagement est plutôt rare et les conducteurs n’ont pas à se poser la question. C’est plutôt le genre de question piège qui revient à l’examen du permis de conduire. D’ailleurs, je ne comprends pas très bien la logique du législateur en imposant une telle règle.