Depuis le 1er janvier 2021, ne dites plus « zone 30 généralisée » mais « Ville 30 ». Les 19 communes bruxelloises sont soumises à une limitation de vitesse à 30 km/h. Pas besoin de panneaux puisque c’est devenu une règle générale inscrite dans le Code de la route à l’article sur la vitesse (art. 11.1). Il n’est donc pas nécessaire de baliser le territoire avec des signaux F4 (zone 30). Cela concerne plus de 85 % du réseau routier bruxellois. Les axes structurants (bd Leopold II, bd G. Jacques, l’av. de Tervuren…) sont balisés à chaque intersection par une signalisation à 50 km/h. Seuls quelques axes sont à 70 km/h comme la fin du tunnel Belliard vers l’E40 alors que l’entrée dans le tunnel vers Bruxelles est à 50 km/h.

Selon le gouvernement, une ville apaisée permet une meilleure cohabitation des différents usagers, une baisse des émissions polluantes, une réduction des nuisances sonores et une chute des accidents mortels. En 2016, on comptait 3 morts et 81 blessés graves. En 2020, il y a eu 10 décès et 81 blessés graves. Selon la Région, la plupart des cas sont la cause d’un excès de vitesse. La tendance est donc en augmentation. La ministre de la Mobilité se fixe donc l’objectif du « zéro mort« . À 30 km/h, les distances d’arrêt sont plus courtes et le risque d’accident mortel diminue fortement. En parallèle, tout un système répressif est en train de se mettre en place. Un radar tronçon s’est ajouté à la liste et 11 autres radars fixes. La tolérance opérée par les zones de police sera réduite et un parquet national de police sera mis en place.

À défaut de toute indication, il faut considérer la vitesse maximale à 30 km/h. La signalisation zonale (zone 30) doit disparaître. Seuls quelques cas vont subsister comme les abords d’école sur un tronçon à 50 km/h ou même ailleurs. Il n’en demeure pas moins un casse-tête pour les automobilistes en frontière bruxelloise. La capitale est enclavée par des communes flamandes et il n’existe pas toujours une signalisation claire pour indiquer la limite entre les régions (F1, F3). Par exemple, j’arrive à la limite territoriale de Drogenbos où une fin de zone 30 est visible. En entrant dans Uccle, je tombe dans la règle générale du 30 km/h et non pas 50 k/h. Les gens de passage vont devoir apprendre les limites territoriales des communes limitrophes pour ne pas commettre d’impair. Même si l’aide d’un GPS permet de s’y retrouver, cette application de limitation de la vitesse est illisible pour les conducteurs aux frontières bruxelloises.

Panneau routier: « Bienvenue » et « Aurevoir »

On peut se demander comment les étrangers sont en mesure de connaître cette règle très spécifique à un territoire délimité ? La Région a mis en place des grands panneaux routiers. En entrant, on peut y lire un message de bienvenue en français, néerlandais, anglais et allemand.  En sortie de territoire bruxellois, ces panneaux indiquent un « Au revoir ». Petit détail, la couleur de la typographie est pratiquement illisible. Pourtant, ces messages étaient à l’origine écrits en blanc.

panneau de bienvenue en région bruxelloise
Bienvenue à Bruxelles

Màj (12/22): la ministre Elke Van de Brandt diminue les axes restés à 50 km/h pour les ramenés à 30 km/h: le bd Maurice Carême, la route de Lennik, une partie de l’avenue de la Couronne, l’avenue E. Bossaert, une partie de la chaussée de Waterloo à Uccle. Dans le même temps, la vitesse passe de 70 km/h à 50 km/h à l’avenue de Tervuren entre la chaussée e Tervuren et les Quatre Bras.