La cartographie est une reprogrammation du moteur. C’est une manipulation du logiciel de bord pour augmenter sa puissance. Concrètement, le véhicule augmente son nombre de chevaux. Les changements sont invisibles à l’œil nu. Le rapport coût/performance est relativement accessible. Reste à déclarer les changements à l’administration fiscale en vue d’une adaptation de la taxe de mise en circulation.

Taxe de mise en circulation

Dans le mois qui suit l’immatriculation du véhicule, le Service public des finances envoie une invitation à payer La taxe de mise en circulation (ou TMC). Elle s’applique à tous les véhicules à moteur neufs ou d’occasion et destinés à rouler sur la voie publique. Le montant de la taxe va dépendre de l’âge du véhicule mais surtout de sa puissance. Cette dernière s’exprime en chevaux fiscaux (CV) ou en kilowatts (kW). Plus le véhicule est puissant, plus cette taxe est élevée. À noter que cette taxe a été régionalisée et les tarifs ne sont pas identiques. Contrairement à la taxe de circulation à payer chaque année, la taxe de mise en circulation ne se paye qu’une seule fois.

Tableau de la taxe de mise en circulation

La cartographie est-elle légale ?

Il n’est pas très difficile de trouver un garage qui pratique cette manipulation. De fait, il y a là rien d’illégal. Quoique… Ce n’est pas illégal si le véhicule est destiné à une utilisation sur circuit privé par exemple. Avouons-le, c’est rarement le cas. L’autre façon de le faire en bonne et due forme est de déclarer la modification au fisc. Et là, fort est de constater que c’est rarement le cas. La cartographie sert justement à booster les performances du véhicule sans avoir à supporter les coûts de la TMC. Bon nombre d’automobilistes pensent que cet impôt est une façon déguisée pour combler les déficits budgétaires alors qu’il devrait servir à améliorer le réseau routier et ces infrastructures. Et ils n’ont pas tout à fait tort.

Les taxes, pourquoi faire ?

Selon Touring, les taxes ont rapportés 16,5 milliards d’euros en 2015. Sont repris les accises sur le carburant, la taxe de mise en circulation, la taxe de circulation, les vignettes routières et la TVA imposée sur les pièces détachées. Seul 1,2 milliard est investi dans l’infrastructure routière et 5 milliards pour les transports en commun. Le reste va dans le budget général de l’État.

L’absence de déclaration au fisc peut avoir des conséquences

Les 3 inconvénients souvent cités concernent la sécurité, les contrôles et l’assurance en cas d’accident. Dans le premier cas, il est important de se fier à un garagiste qui est en mesure d’apporter les changements dans les limites suffisantes de sécurité. Bien souvent les modèles de base sont prévus pour être boostés davantage. Pour la partie des contrôles routiers, il faut bien reconnaître qu’ils sont plutôt rares. Au pire des cas, c’est 1.250 € d’amende. Dans le cas d’un accident en tort, l’assurance peut demander une expertise du véhicule en cas de suspicions. Et si la fraude est avérée, l’assurance se retournera vers son affilié pour le remboursement de tous les frais. À chacun de juger le pour et le contre.