Le C17 est un signal d’interdiction envers les conducteurs de charrettes à bras. Des bruits de couloir annoncent sa disparition et par la même occasion la suppression du règlement le plus court du Code; à savoir l’article 54. De quel moyen de transport s’agit-il exactement ?

Comme le montre le pictogramme, la charrette à bras date d’une autre époque. On trouve des documents vidéos datant de 1860. Dans les années 40, les marchés de Paris en était remplis. Elles permettaient de déplacer des charges lourdes à la force des bras. Ces engins de bois étaient poussés ou tirés. Les marchands ambulants se servaient de ce mode de transport pour sillonner les villes à l’instar des chiffonniers. On retrouvait alors ces charrettes sur la chaussée (et non pas sur les trottoirs) et elles se déplaçaient à l’allure du pas… du moins pour les plus costauds. J’imagine que les échanges se tenaient eux aussi sur la chaussée et sont donc devenus insupportables pour le trafic automobile. D’où son interdiction.

À ce jour, je pense ne pas me tromper en disant que la pratique est plutôt rare chez nous. D’après l’IBSR, ce signal a tout simplement disparu de la circulation. Il n’a donc plus aucune raison d’être dans le Code… quoique. On rencontre parfois des charrettes équipées pour le transport de marchandises, notamment les fruits. La vente se fait alors au porte-à-porte et les commerçants utilisent le trottoir. Cela rappelle des “marchands des quatre saisons” dont l’étale mobile proposait poisson, fruits, légumes, œufs.

Signaux de la charrette à bras

En revanche, on trouve encore ce mode de transport dans d’autres pays notamment au Maroc. Il est très fréquent de voir déambuler sur la chaussée – sans aucun problème pour les automobilistes – des charrettes remplies de victuailles. Bien souvent ce sont des fruits ou des légumes. Ces maraîchers ambulants déplacent leur marchandise d’un point à un autre, à la force de leur bras et sans polluer l’air.

Charrettes à bras, Maroc