Vous êtes en train de potasser votre Code de la route pour réussir le permis de conduire théorique. Vous aimeriez mettre toutes les chances de votre côté pour réussir. Il est tentant d’interroger ses congénères, ses amis, ses collègues pour avoir un retour d’expérience. C’est une bonne et une mauvaise idée. Évidemment, ceux qui l’ont réussi du premier coup vous diront que c’est un jeu d’enfant. « C’était trop facile ! » À l’inverse, ceux qui ont échoués prétendront que les questions étaient vaches et vicieuses. Ils ont échoués seulement pour un point. Quelle injustice ! Tout ça manque d’objectivité. Alors oui, les questions sont parfois tordues ou très décalées par rapport à la réalité mais toutes les réponses se trouvent dans la matière.

Le premier truc concerne votre motivation. Je ne parle pas de celle à étudier des panneaux et des règles de priorité. De fait, il y a des choses plus palpitantes dans la vie. La motivation est un moyen pour atteindre un objectif. Une bonne source de motivation est de se projeter dans le futur. Imaginez-vous le permis en mains. Que comptez-vous faire, quelles sont les possibilités qui s’offrent à vous ? Plus de liberté, d’indépendance, une facilité au quotidien, des sorties entre amis… J’ose espérer que vous vous êtes déjà imaginé dans différents scénarios. Sinon cela ne rime à rien d’investir tout ce temps et cet argent. Ensuite, intégrez l’idée que pour réussir il faut s’impliquer un minimum. Même si ce n’est pas très compliqué en soi, il y a des connaissances à acquérir. Connaître la profondeur minimale des rayures des pneus ça ne s’apprend pas en dormant. Ne comptez pas trop sur vos parents pour vous aider. Bien des choses ont changer depuis.

Le mieux est de vous inscrire à une formation de 4 X 3 h, du moins si vous n’êtes pas allergique à l’enseignement académique. Ce n’est pas obligatoire sauf après deux échecs. Sachez aussi que certaines auto-écoles vous autorisent à suivre plusieurs fois le cycle de 12 h. Il faudrait vraiment être maso me direz-vous mais c’est surtout intéressant en cas d’échec.

Salle de cours, permis, théorie

D’autres alternatives existent comme les ouvrages de vulgarisation du Code de la route. C’est un bon investissement. Évitez les ouvrages d’occasion de plus de 2 ans. Vérifiez que la réglementation concerne bien la Belgique. Le livre a l’immense avantage de brosser toute la matière et d’être structuré. Vous pourrez également l’emporter un peu partout. Commencez par la théorie pour ensuite faire les choix multiples. Certains préfèrent passer directement aux tests et revoir la matière si besoin. À mon sens, ce n’est pas la meilleure méthode. L’évaluation perd alors toute sa force.

Enfin, n’apprenez pas uniquement pour réussir l’examen. Il est toujours bon d’acquérir des connaissances et elles vous seront utiles plus tard. En pratique, il est courant d’avoir des élèves qui ignorent à quoi servent les feux de position par exemple. Cela dit, n’essayez pas de tout apprendre dans les moindres détails.

Mise à jour – Selon un article de la Dernière Heure paru le 28/09/16, les candidats seraient 45 % à réussir à Bruxelles, 52 % en Wallonie et 62 % en Flandre. On apprend qu’un certain nombre de Bruxellois font le déplacement pour se donner plus de chance. On ne donne pas plus d’explications sur les raisons de ces différences. Les uns sont peut-être mieux préparés ou la matière est-elle plus facile. Autre information, alors que les femmes réussissaient toujours mieux à l’écrit que les hommes, la tendance s’inverse progressivement.

Mise à jour – Depuis la réforme de l’Etat, les Régions sont compétentes pour le permis de conduire. Il vaut mieux consulter la fiche pour le permis de conduire de sa région sur le seul site officiel compétent: le Goca. Depuis 2018, il y a eu de nombreux changements dont le retour des fautes graves.