Le conseil numéro 1: pratiquer, pratiquer, pratiquer ! C’est le maître-mot. Pour être à l’aise dans un domaine, il faut répéter les exercices de manière régulière. Cela vous donnera de l’aisance et de l’assurance. On estime qu’un candidat est bien préparé s’il a au moins 1.000 km parcourus en toutes circonstances. Naturellement, il faut y aller progressivement. Inutile de griller les étapes et de vouloir tout faire dès les premiers jours. Votre guide/moniteur est là pour vous aider.

  • le moment: en journée, de nuit, dans le trafic (heures de pointe), la semaine, le week-end
  • l’endroit: à la campagne, en ville, aux abords du parcours d’examen, sur autoroutes, sur les routes ordinaires
  • les conditions météo: temps sec, humide, forte pluie, neige, brouillard…
  • l’habitacle: avec ou sans son guide, avec de la musique, en compagnie d’amis
  • l’itinéraire: connu, inconnu mais préparé, suivant le GPS, guidé par une tierce personne
  • le véhicule: personnel, appartenant à un tiers, utilitaire, camionnette…

Maîtrisez les éléments internes et externes du véhicule

Lors de l’examen pratique, vous passez le test avec le véhicule de votre choix: véhicule personnel, celui du guide ou enfin celui de l’auto-école. Ne faites pas l’erreur de zapper l’étape du contrôle interne et externe du véhicule qui servira à l’examen. Je raconte toujours cette anecdote où une jeune fille a fait son apprentissage avec sa voiture personnelle et choisit de passer l’examen avec une autre voiture. Sur terrain privé, elle confond les feux de position, les feux de croisement et les feux de route. Pour la remettre en confiance, l’inspecteur lui demande de klaxonner brièvement. La jeune femme tente coûte que coûte d’appuyer sur la partie centrale du volant. Malheureusement pour elle, le klaxon se trouvait sur un des commodos¹. Voilà comment on peut perdre ses moyens et échouer bêtement.


¹ Sur certains modèles de Citroën, il est mis sur le pourtour de la partie basse du volant.

Travaillez vos faiblesses

Ne baissez pas les bras sur vos difficultés. Vous n’êtes pas à l’aise pour le démarrage en côte ? N’évitez pas les parcours où le feu rouge se trouve en côte. Au contraire, privilégiez ces endroits. La solution d’évitement n’est pas rentable à long terme et occasionne toujours du stress. Affrontez donc vos craintes une fois pour toutes. À nouveau, faites-le intelligemment. Si vous paniquez à l’idée d’être bloqué en côte, faites l’exercice sur une chaussée dégagée, sans trop de circulation, avec un dénivelé faible… Vous n’êtes pas au point sur le créneau ? Ne choisissez pas la facilité en vous stationnant là où il y a largement la place. Exercez-vous jusqu’au moment où vous vous sentez à l’aise. À un carrefour, vous ne savez jamais qui a la priorité ? Il est temps qu’un guide/moniteur vous aide car un refus de priorité peut coûter cher. Faites également de la conduite commentée pour montrer à votre guide que vous avez compris.

Faire l’impasse sur vos difficultés et laisser le sort décider n’est pas une bonne attitude. Vous avez fait un choix, il faut assumer les efforts attendus. Dans la vie, tout n’arrive pas tout cuit. Alors oui, vous pouvez vous en remettre au petit bonheur la chance. En cas de réussite, vous direz que c’était trop facile. En cas d’échec, vous direz que l’inspecteur à été trop sévère (pour rester poli). Soyez maître de vos décisions et faites le taf, sans tomber dans l’excès. À l’examen, on ne vous demande pas la perfection&nbp;! Trois notions seront évaluées: vos connaissances du Code de la route, la maîtrise technique du véhicule et l’anticipation. L’examinateur n’attend qu’une chose: se sentir en sécurité à vos côtés. Alors, allez-y ! Provoquez les situations où vous n’êtes pas à l’aise dans l’unique but de vous améliorer.

Statistiques de réussite

Les médias font parfois étalage des statistiques de réussite dans les trois régions du pays. Globalement, il ressort que le taux de réussite est plus important en Wallonie. En 2015, il se situe à 59 % alors qu’il descend à 52 % en Flandre et 42 % à Bruxelles. Selon le Goca, la raison serait la “densité du trafic”. Autre statistique intéressante, le pourcentage de réussite est plus élevé pour les candidats de moins de 20 ans et diminue en fonction de l’âge. La pratique près du centre d’examen augmente le taux de réussite pour atteindre les 83 %. N’hésitez donc pas à prendre 2 h dans une auto-école proche du centre d’examen pour vous familiariser avec le parcours. Enfin, le taux de réussite est plus important si le guide pour la filière libre a entre 21 et 40 ans d’expérience.

Dautres données intéressantes

  • La majorité des candidats en possession d’un permis de conduire provisoire valable présentent l’examen pratique avec leur propre véhicule ou le véhicule du guide ou de la personne accompagnante.
  • La moitié des candidats détenteurs d’un permis de conduire provisoire «18 mois» font plus que les 20 heures réglementaires d’enseignement pratique auprès d’une école de conduite agréée avant de présenter l’examen pratique.
  • Alors qu’il n’y était pas réglementairement obligé, 1 candidat sur 2 détenteur d’un permis provisoire «36 mois» a suivi des heures d’enseignement pratique auprès d’une école de conduite agréée.
  • Les candidats de plus de 30 ans choisissent le plus souvent le permis de conduire provisoire «18 mois », probablement pour des raisons professionnelles.
  • Les candidats qui choisissent un permis de conduire provisoire « 36 mois » ont eu au maximum pendant leur apprentissage 1 ou 2 guides. Ces guides sont toujours majoritairement des membres de la famille du candidat et ont le plus souvent entre 21 ans et 40 ans d’expérience de conduite.
Consultez l’article: « Enquêtes sur le permis de conduire ».