La courtoisie n’est pas une notion reprise par le Code de la route et pourtant elle est fort appréciée dans la conduite de tous les jours.  Même si elle ne coûte pas grand-chose, il faut l’utiliser à bon escient et ne pas en abuser. Être courtois au volant c’est faciliter un usager alors qu’il n’a pas la priorité. Par exemple, le flot continu de la circulation empêche un conducteur de faire son créneau ou de sortir de son emplacement en toute sécurité. En s’immobilisant pour permettre à l’autre de terminer sa manoeuvre, on lui rend service sans pénaliser le reste de la circulation. La courtoisie c’est aussi faire preuve d’empathie. Dans pareille situation, vous auriez aimé qu’on vous facilite la tâche. Autre cas, celui du carrefour à priorité de droite avec l’arrivée de trois véhicules dans le même temps. Selon les textes, il n’y a aucune issue. Dans la pratique, il faudra qu’un automobiliste cède sa priorité pour décoincer la situation. Autre cas courant, celui de l’insertion sur autoroute. Même si ceux sur la première bande sont prioritaires,  ils se décaleront sur la deuxième bande pour plus aider à l’exécution de la manoeuvre.

Certains élèves méconnaissent les règles de priorité et laissent passer tout le monde sous couvert de courtoisie. En général, on repère assez vite le manège. En revanche, il ne faut pas être le pigeon de service en se laissant passer toute la file de voiture. Il faut montrer qu’on connait les règles de priorité en faisant passer une personne dans sa voie prioritaire et refermer

Il ne faut pas confondre courtoisie et règles du Code de la route. Laisser passer un piéton sur son passage, c’est une obligation ! Une sanction est prévue en cas de non-respect. Il n’y a rien à attendre en retour, même si la plupart des piétons sont reconnaissants.  Il ne faut pas non plus forcer l’autre à commettre une infraction et se mettre en danger. C’est le cas lorsque le conducteur encourage le piéton à passer au rouge. Une personne à pied sera vigilante. L’enfant lui fera confiance à l’adulte. Un autre véhicule pourrait ne pas comprendre ce qui se passe et entamer un dépassement vif et faucher le passant.

Ne pas hésiter à communiquer clairement avec les autres pour lever toute ambiguïté. Un geste de la main débloque facilement la situation, un appel de phare le soir, etc. Présupposer ne suffit pas: « M’enfin ! si je m’arrête c’est que je le laisse passer ». Et ne soyez pas timide dans votre gestuelle ! Certains élèves font un geste de la main à peine visible. Non ! Soyez franc et joignez à votre geste un petit sourire pour que ça soit plus agréable pour tous. Dès que les choses sont claires, il faut aussi assumer son geste jusqu’au bout. À quoi bon s’arrêter pour ensuite s’impatienter, lever les bras en l’air et démarrer en trombe ?

Enfin, la courtoisie est grandement appréciée et elle encourage les autres à faire de même.