La question mérite d’être posée car même au sein des moniteurs, il y a confusion. Pour rappel, le Coyote est la marque d’un outil qui fournit des informations sur le trafic, les perturbations éventuelles et bien évidemment la présence des radars. Il existe sous forme de boîtier à placer sur le parebrise ou sous forme d’application payante.

Coyote

Ne pas confondre GPS et détecteur de radar

D’un point de vue législatif, la loi interdit tout équipement qui empêche ou entrave la constatation d’infractions ou qui détecte les appareils automatiques (cf. art. 62bis des lois coordonnées). La peine est lourde et une déchéance du droit de conduire est possible ou obligatoire. Seulement voilà, on parle ici de boîtiers pirates. On en trouve sur internet pour quelques dizaines d’euros. Ils se placent sur le parebrise et captent les ondes électromagnétiques émises par les radars. La fiabilité de ces appareils interdits est très discutable et ils sont inefficaces vis-à-vis des radars équipés d’un laser.

Un GPS ordinaire ne fonctionne pas du tout de la même manière. S’il est mis à jour, il recense les radars fixes tout comme on peut les retrouver sur les sites d’information officiels (Bruxelles Mobilité, police, médias) ou même sur les comptes Twitter ou Facebook des polices locales. Ci-dessous une carte interactive sur le positionnement des radars publié par Le Soir.

Carte des radars

On notera que notre ex-Premier ministre s’est fait surprendre avec ce type d’appareil au grand étonnement des journalistes: « Le Coyote dans le véhicule d’Élio Di Rupo ».

L’échange d’information par les utilisateurs

Évidemment, il y a une part d’hypocrisie dans tout ça. On sait très bien que Coyote et consort utilisent les données envoyées par les utilisateurs eux-mêmes. L’outil ne fait que le transmettre des information à une communauté d’abonnés en temps réel. N’importe quel abonné peut avertir d’une zone à risque pour désigner la présence d’un radar mobile ou la présence des forces de l’ordre. Cette technique n’est pas nouvelle. On se souvient de la bonne vieille cibi utilisée par les routiers. Le Coyote est donc légal et autorisé en Belgique. Naturellement, on aimerait qu’il soit utilisé dans le but de respecter les limitations de vitesses en permanence et pas seulement aux endroits contrôlés.

Le succès des applications

On note également l’apparition des applications comme Waze, racheté il y a peu par Google. Gratuite, elle offre tout le confort d’un GPS. Les cartes sont mises à jour, le choix des langues est vaste, il est possible de configurer toute une série d’éléments. Pour l’avoir utilisé au quotidien, c’est un outil performant et assez bluffant. Évidemment, il n’a pas que des avantages. La gratuité à un prix et c’est celui notamment des publicités. L’utilisation du GSM avec l’écran allumé le temps du trajet est énergivore et il faudra impérativement le brancher sur une prise USB ou l’allume cigare. Une connexion internet n’est pas indispensable mais un véritable plus. Enfin, contrairement à un boîtier, Waze monopolise le téléphone. En cas de besoin, il faudra se séparer d’une utilisation: téléphone ou avertisseur.

Waze, contrôles routiers détectés

Chaque pays a sa propre réglementation

À chacun de s’informer sur ce qui se fait dans son pays. La législation n’est pas la même dans toute l’Europe. Par exemple, la France avait pris la décision en mai 2011 d’interdire les détecteurs de radar avec en ligne de mire… le Coyote. Après une grogne de l’opinion publique orchestrée par la cellule de communication de la marque, le gouvernement français reviendra sur sa décision. L’outil est rebaptisé “outil d’aide à la conduite” et la présence des radars est nommée “zone dangereuse”.