Lors de l’examen pratique pour le permis de conduire, certaines fautes sont éliminatoires. C’est-à-dire qu’elles entraînent un échec immédiat.

Pour mettre toutes les chances de réussite de son compter, il faut respecter trois principes:

  1. maîtriser sa voiture (technique de conduite)
  2. respecter le Code de la route (règles de circulation)
  3. conduire de manière préventive (voir, prévoir, prévenir)

❖ Monter sur le trottoir

Lors d’une manoeuvre, il est autorisé de toucher la bordure d’un trottoir. En aucun cas, le candidat peut monter dessus, pire rouler sur le trottoir.

❖ Prendre un sens interdit

Emprunter un sens interdit peut être dangereux pour la sécurité routière. Que ce soit un signal C1 (sens interdit), C3 (accès interdit à tous les conducteurs dans les deux sens) ou C3 avec la mention “excepté circulation locale”, ce sera l’échec. Pourtant, la dangerosité de la desserte locale ne représente pas directement un danger en soi (!).

❖ Passer un signal STOP

Lors des cours, on insiste et on martèle aux élèves qu’ils doivent impérativement arrêter le véhicule à la ligne d’arrêt ou à hauteur du STOP. Il ne peut plus bouger du tout. Ensuite, ils peuvent reprendre avec prudence. Un candidat qui ignore le STOP sera exclu. En revanche, il est déjà arrivé que l’élève roulait à très faible vitesse, qu’il avait pris toutes les précautions d’usage et n’a reçu qu’une pénalité.

❖ Commettre un excès de vitesse important

En situation normale de circulation, il faut tenter de se rapprocher de la limitation de vitesse en vigueur. On peut dépasser d’un ou deux km/h, ce n’es pas bien grave. En revanche, on ne peut pas faire d’excès de vitesse. Une allure supérieure à 15 km/h entraîne l’échec.

❖ Caler trop souvent

Avec le stress de l’examen, le candidat se met une grosse pression et peut être amené à faire des erreurs qu’il ne commettrait pas en temps normal. Apprendre à gérer ce stress fait partie de l’examen. Caler, une ou deux fois n’est pas rédhibitoire. En revanche, caler plus de 6 fois entraîne un échec.

❖ Refuser la priorité aux piétons

Les piétons sont des usagers faibles. Il faut leur céder la priorité (pour autant qu’ils respectent eux-mêmes les règles). Un piéton qui n’est pas encore engagé sur le passage pour piéton mais manifeste son intention de passer c’est considéré comme une faute. Un piéton engagé sur la partie où se trouve l’élève entraîne l’échec. Attention, aux chaussées avec refuge. Si le piéton se trouve dans la première partie, il n’y a pas de refus de priorité. En revanche, il existe de larges chaussées où le piéton se trouve très loin. Il n’y a aucun risque de collision mais il faut néanmoins s’arrêter. D’où l’intérêt de bien regarder loin.

❖ Refus de priorité manifeste

C’est une cause courante d’échec. L’autre conducteur a dû freiner fortement pour ne pas créer d’accident alors que l’élève n’avait pas la priorité. Refus de priorité vis-à-vis du tram.

❖ Stationnement compliqué

L’élève a droit de recommencer deux fois son stationnement en S s’il estime que la manoeuvre n’est pas récupérable. Il a donc essayé trois fois. S’il n’y arrive toujours pas, l’examinateur retournera au centre.

❖ Vitesse trop lente sur autoroute

Rouler en dessous de la vitesse minimale sur autoroute (70 km/h) est irréversible.

❖ Intervention du moniteur

L’instructeur est là pour garantir la sécurité lors de l’examen. Dans la mesure du possible, il n’intervient pas sur les pédales ou les commandes. Si, pour une raison de sécurité, il intervient, l’élève rate.

❖ Frôler les voitures en stationnement

On déconseille toujours de rouler trop près des véhicules en stationnement. Il y a un risque d’accrocher un rétroviseur et un risque d’emportièrage. Garder des distances de sécurité latérales est primordial.

❖ Se retrouver en sens inverse

Dans certains carrefours particuliers, il peut y avoir un îlot central sous forme de marquage (zone d’évitement). Il arrive que des élèves passent à gauche de cet îlot et se retrouve en sens inverse. C’est éliminatoire ! Pour la petite anecdote, une élève avait terminé son examen sans difficultés. Une fois arrivé au centre d’examen, plutôt que de faire un changement de direction à gauche selon le Code, elle a coupé court en passant sur la ligne blanche continue et s’est donc retrouvé brièvement en contre-sens. C’est l’échec.

❖ Ne pas suivre la direction indiquée

Le candidat doit être capable de suivre la direction donnée par l’examinateur. Idem pour la conduite indépendante. Si l’élève prend la mauvaise sortie d’autoroute, il doit pouvoir la reprendre en faisant un demi-tour (prochaine sortie, reprendre l’autoroute dans l’autre sens). Parfois, ce n’est pas éliminatoire selon l’examinateur.

❖ Griller un feu orange fixe

Si le candidat avait clairement le temps de s’immobiliser et qu’il ne présentait pas un danger pour la sécurité pour les véhicules suiveurs.

❖ Freiner brutalement

Cela fait partie de la technique de conduite. L’élève doit être capable d’anticiper et de freiner sans a-coups et brutalement.

❖ Mauvaise communication avec les autres

Lors des manoeuvres, le candidat doit pouvoir communiquer avec les autres puisqu’il n’est pas prioritaire. Le regard est important mais aussi la gestuelle. Il faut être direct pour éviter les quiproquos.

❖ Griller un feu orange

Le feu orange fixe est considéré comme un feu rouge. Le griller est une faute grave sauf dans le cas de l’exception. Si l’élève a suffisamment de temps pour s’arrêter ou s’il a peu de temps mais est en mesure de freiner sèchement sans personne derrière, il doit le faire. Pour éviter d’être surpris par un feu orange, une astuce consiste à regarder le statut de la silhouette du feu piéton. Attention, ça n’est pas toujours le cas. Comme le prévoit le Code, on aborde un carrefour en redoublant de prudence.

❖ Intervention de l’instructeur/guide

Dès que le guide ou l’instructeur intervient de quelque manière que ce soit, c’est l’échec. L’élève doit être autonome et considérer qu’il est seul à bord. Si le guide active le désembuage du parebrise, cette intervention entraîne l’échec. Si l’instructeur doit piler sur le frein pour éviter sur un danger, c’est à nouveau l’échec. Pour ceux qui passent l’examen avec une auto-école de conduite, le système du double pédalier est prévu pour déclencher une alerte dès lors que le moniteur intervient sur les pédales.

boîtier de commandes
boîtier de commandes en auto-école

Les cas présentés ci-dessus sont valables en situation normale. Il y a bien évidemment des cas de force majeure qui obligent d’enfreindre le Code de la route. Par exemple, un camion est stationné sur toute la bande de circulation et une ligne blanche continue se trouve à sa gauche. Il est clair qu’on ne va pas rester planter derrière le camion. Le candidat est contraint de franchir la ligne blanche en prenant toutes les précautions de sécurité évidemment. De plus, chaque situation est appréciée par l’examinateur. Il peut être laxiste sur ce qu’un moniteur peut considérer comme dangereux et inversement.