Après la réussite de son examen théorique, il est possible de suivre plusieurs filières. Une des plus prisées est la filière libre. Elle permet de se lancer rapidement à peu de frais. Bien souvent, papa ou maman confie son véhicule et se charge de la formation pratique. Cela demande du temps, la mobilisation du véhicule et surtout de la pédagogie. Le patriarche peut être le meilleur conducteur au monde, s’il s’emporte à chaque fois que son fiston cale, l’apprentissage risque d’être tendu.

Le guide

Pour être guide, il faut avoir son permis B depuis au moins 8 ans et ne pas être sous le coup d’une déchéance (ou l’avoir été au cours des 3 dernières années). En principe, on ne peut être guide qu’une fois par an. Cela évite les abus comme ces personnes qui louent leurs services pour accompagner des candidats. Il y a une exception pour la famille. Le nom du (ou des) guide(s) doit être mentionné sur le permis de conduire provisoire.

À partir de juillet 2018, la réglementation se complexifie pour la Wallonie. Le guide et son candidat devront participer à un rendez-vous pédagogique de 3 heures.

Le véhicule

Il n’y a pas de règles sur le type de véhicule. Cela dit, le risque d’accident étant plus élevé, il serait d’accidenter la dernière BM de papa. Dans un premier temps, il est préférable d’assigner toujours le même véhicule pour permettre à l’apprenti de gagner en assurance. N’utilisez pas de boîte automatique, si vous avez demandé de passer en manuel… Cela va de soi. À l’arrière, le « L » réglementaire permet d’avertir les autres automobilistes. Aussi, un second rétroviseur intérieur réglable doit être installé pour permettre au guide de surveiller la circulation.

Contraintes

L’apprenti ne peut rouler qu’en Belgique pendant son stage. Il ne peut pas rouler avec une remorque ou faire du transport commercial de marchandises. Certaines personnes passent leur permis sur le tard et profitent de l’occasion pour déjà utiliser leur véhicule à titre professionnel. Gare aux contrôles ! Aucun passager n’est autorisé ! Avant, une personne était autorisée mais ce n’est plus d’actualité. Seul(s) le ou les guides (et l’inspecteur au moment de passer l’examen) sont admis. Contrairement aux inquiétudes parfois véhiculées, il n’y a pas de restriction au niveau des voiries. Le jeune conducteur peut emprunter l’autoroute sans limitation de vitesse. Au guide à définir le moment le plus opportun.

Autre élément important, sa liberté est partiellement bridée. Il ne peut conduire entre 22 h et 6 h les vendredi, samedi, dimanche, les veilles des jours fériés officiels et les jours fériés officiels. Imaginons que le jour de l’an tombe un vendredi. Il ne pourra pas rouler les nuits du jeudi au dimanche inclus. Le législateur a voulu protéger ces jeunes conducteurs notamment aux risques liés à la consommations d’alcool.