On savait que l’intersection entre une chaussée et un sentier ou un chemin de terre donne la priorité aux conducteurs de la chaussée (cf. art. 12.3.1 b)). Vu la nature du sentier, il n’est pas possible d’ajouter un marquage au sol (dents de crocodile) et le signal B1 ne s’impose pas. Dans l’autre sens, la chaussée est dénuée d’un signal de priorité (B9, B15) puisque chapeautée par une règle générale de circulation.

Dans certains cas, la fin d’une zone rencontre (ou résidentielle) débouche sur une chaussée plus rapide. Elle reçoit donc le marquage routier et le signal ‘Céder le passage’ (B1). En revanche, la réglementation n’impose pas le placement d’un signal de priorité de passage (B9, B15) pour les conducteurs présents sur la chaussée (cf. art. 8.1 2° d) du Code de gestionnaire). Pourtant, nulle part dans le Code de la route, on prévoit un tel cas. Nous voilà donc en face d’une contradiction de priorité. D’un côté, la règle générale veut que la priorité de droite soit d’application en l’absence de signal. De l’autre, la fin de zone résidentielle oblige les conducteurs à céder le passage. Il faudra donc que l’automobiliste soit particulièrement attentif au marquage situé dans les voies transversales d’une intersection.

Comme le montre l’illustration (place des Maïeurs à Wolowé-St-Pierre), l’aménagement est tellement mal foutu que le véhicule en sortie de zone de rencontre est obligé de s’avancer sur le passage pour piétons pour s’assurer une bonne visibilité. Du coup, il masque complètement le marquage au sol.