Ce matin je me suis rendu à mon stage de maîtrise de conduite. J’ai choisi ProMove pour cette première. La matinée de la formule Car control coûte 150 €¹ . Trois Renault étaient à disposition des 9 participants. Après la projection d’un petit film de sensibilisation aux dangers de la route, nous sommes directement montés dans les voitures. Trois passagers et le formateur. Dans un premier temps, le moniteur nous annonce le parcours et les difficultés à maîtriser. Ensuite, il fait l’exercice une première fois. Nous suivons à tour de rôle. C’est plutôt chouette de pouvoir assister de l’intérieur à la conduite des autres candidats. Il faut avouer que ça secoue pas mal lors des têtes à queue ! Bien que la théorie semble simple, la pratique est loin d’être évidente.

Le premier exercice concerne un freinage d’urgence. On apprend la position du pied droit bien en face de la pédale de frein. Ensuite, ce pied vient solliciter l’accélérateur. Ne pas positionner son pied en face de l’accélérateur et “casser” le pied pour le mettre sur le frein. Cela semble évident mais certains ont gardé cette mauvaise habitude. Le limitateur est fixé à 50 km. À l’apparition du jet d’eau, on doit piler sur la pédale de frein. Le rempart d’eau est censé représenter la survenue d’un obstacle comme un enfant. L’objectif est de pouvoir freiner à temps sans l’écraser.  Cet exercice permet de voir qu’il faut piler bien plus fort qu’on ne croit sur la pédale de frein. Il faut pratiquement se soulever du siège pour un freinage optimal. On ressent alors l’effet de l’ABS. On peut choisir de freiner d’un bloc sans intervenir sur la pédale d’embrayage. Avant l’arrêt, on débraye. L’autre solution est d’appuyer simultanément sur les deux pédales. En aucun cas, on ne débraye en premier puisqu’on relâche le moteur qui est en roue libre. On refait la technique plusieurs fois en augmentant la vitesse. Arrivé à une certaine allure, la voiture n’est plus capable de s’arrêter à temps. Conclusion: le temps d’arrêt est décuplé avec la vitesse. Le dernier test consiste alors à dévier de sa trajectoire en plus du freinage pour éviter le “piéton”.

Le second exercice se fait dans un rond-point aspergé d’eau. Grâce aux pneus slik arrière, le but est de maîtriser son véhicule lorsqu’il dérape. En principe, ça ne devrait pas nous arriver avec une voiture récente (ESP intégré) et dans des conditions normales. Mais on peut imaginer une vieille voiture avec des pneus bien usés, une route en gravier, un temps de pluie… L’objectif n’est pas de drifter mais de faire “partir” l’arrière du véhicule. Dès qu’on sent la voiture glisser, on débraye et on contrebraque. On oriente ainsi les roues vers la droite pour reprendre de l’adhérence.

Le troisième exercice se fait dans un premier temps à 52 km/h. Le sol humide simule l’effet d’une allure à grande vitesse. Nous sommes sur autoroute et le camion devant nous perd son chargement. On suppose qu’il est trop tard pour freiner. Il ne reste que la solution du contournement. À haute vitesse, le risque est de donner un coup de volant et de faire partir la voiture. Il faut donc essayer de garder son sang froid et d’éviter l’obstacle par des petits mouvements de volant. On fait plusieurs fois l’exercice avec des vitesses toujours plus hautes. Bien positionner son regard vers l’issue et non sur l’obstacle.

On nous a appris aussi à tenir ses mains sur le volant. Plutôt 9h15 que 10h10. Une habitude pour ceux qui cherchent la performance. Les mains ont plus facilement accès aux comodos. C’est aussi plus facile pour tourner le volant. On évite absolument le lâché de volant appris en auto-école et on travaille plutôt sur le pousser-tourner. On évite la technique du “pizzaïolo” (tourner son volant avec une main ouverte) ou du fermier en train de traire sa vache (petits acoups). Une grosse partie de l’enseignement est orienté vers le transfert de masse. En freinant fort, le poids de la voiture se transmet vers l’avant. L’arrière devient plus léger et risque alors de partir d’un côté.

Le bilan est plutôt positif pour cette première. Ne croyez pas qu’on devient pilote en 3h de temps. Au mieux, on corrige quelques mauvais réflexes de conduite grâce au coach. Au pire, on passe un bon moment. Idéal pour le team building.


¹ C’est gratuit pour les acheteurs d’une Renault et 100 € pour les jeunes conducteurs envoyés par leur assurance.