L’article 10.2 alinéa 2 nous dit que le conducteur qui veut ralentir de façon notable doit indiquer cette intention au moyen des feux-stop si le véhicule en est pourvu sinon, et si possible, par un geste du bras. Je ne sais pas trop bien le sens de cet article. Les feux-stop sont équipés sur toutes les voitures, motos, cyclos… Ce n’est pas quelque chose qu’on active manuellement. Pourquoi le préciser dans le texte de loi ? C’est comme si on disait qu’il faut indiquer sa volonté de reculer grâce au feu blanc de recul.

Petite digression. Les feux-stop actuels ne font aucune distinction entre un petit freinage et un freinage brusque. On pourrait imaginer un système d’intensité lumineuse progressive en fonction de la puissance mise sur la pédale du frein.

L’autre élément concerne ceux qui n’ont pas de feux-stop. On pense à tous les cyclistes, les engins de déplacement mais aussi les cavaliers ou les véhicules attelés. Sur un vélo, si le cycliste doit rapidement s’arrêter il a besoin de ses deux mains. Non seulement il doit intervenir sur la roue arrière et la roue avant mais aussi tenir l’équilibre alors que l’énergie cinétique le pousse en avant. Impossible de serrer le frein d’une main et de l’autre faire de la gestuelle pour avertir les autres conducteurs suiveurs. Pour le cavalier ou le conducteur d’un véhicule attelé ils ont tous les deux besoin de leur deux mains pour ralentir.