L’article 3 du Code de la route reprend les 13 agents qualifiés. Il faut dire que cette liste date un peu et qu’elle mériterait d’être actualisée. On retrouve naturellement les agents de la police locale et fédérale, les membres du Calog pour la constatation des infractions prises par des radars, les gardes champêtres (eh oui !), les douaniers, la police des chemins de fer (à ne pas confondre avec les agents Sécurail), les ingénieurs des Eaux et Forêts, la police militaire mais uniquement pour faire la circulation, les agents d’intervention de la STIB, les pompiers dans certaines conditions, etc.

L’agent qualifié peut donner des injonctions verbales ou gestuelles. Ce sont des ordres. L’usager est tenu d’obtempérer immédiatement. En cas de non-respect, il y a un refus d’obtempérer vis-à-vis d’un officier détenteur de l’autorité publique.

Il ne faut pas confondre agent qualifié et personnel d’un véhicule prioritaire. Un policier en civil peut vous donner un ordre après avoir décliné sa fonction. Un ambulancier en mission urgente n’a aucune prérogative vis-à-vis des conducteurs, des passants. Un garde champêtre peut vous verbaliser pour une infraction établie sur le territoire qu’il dirige. Au contraire, un pompier ne peut pas vous interdire l’accès à un lieu (sauf dans certains cas).

À côté de ces agents, il existe d’autres personnes disposant d’un mandat de police judiciaire. C’est le cas notamment des agents du SPF Mobilité. Ils peuvent constater toutes les infractions routières. En général, ils se limitent à vérifier le chargement ou le tachygraphe des poids lourds et des autocars mais ils peuvent très bien verbaliser pour une vitesse excessive. La brigade de contrôle des taxes du SPW (Viapass) ont qu’une seule fonction: récupérer les taxes de circulations impayées. Raison pour laquelle, ils travaillent de concert avec la police lorsqu’ils font des contrôles routiers. Enfin, la police domaniale de la Wallonie n’intervient que pour des déchets abandonnés aux abords des routes.