En mai 2019, la Wallonie lance un projet pilote sur l’autoroute E411. La bande d’arrêt d’urgence est aménagée pour permettre aux véhicules légers d’au moins 3 personnes (conducteur compris) de remonter les files lors des embouteillages. La vitesse maximale autorisée est de 50 km/h. Elle peut être utilisée à n’importe quel moment. Deux tronçons sont concernés: celui entre Sterpenich et la frontière luxembourgeoise (11 km) et celui entre Wavre et Bruxelles.

bande réservée au co-voiturage
■ autoroute Wavre, bande réservée aux taxis, bus et covoiturage

Un contrôle à distance par caméra permet de vérifier le nombre de passagers. Le tout est contrôlé par le centre Perex pour le côté wallon.  En plus des caméras ANPR, des caméras qui sont orientés pour obtenir une vue globale du trafic, il y a des caméras d’analyse d’images de dernière génération qui permettent de détecter le nombre d’occupants à bord. En cas de non respect, le véhicule est dirigé vers un point de contrôle mobile. [Ça fait beaucoup d’équipement et de moyens humains pour une efficacité toute relative]. Ce projet a été évaluée à 1 million d’euros.

Surréalisme à la belge, le tronçon en partant de Wavre devait rejoindre Bruxelles mais le ministre flamand de la Mobilité n’a pas donné son accord. La bande réservée s’arrête donc sur le territoire flamand, à Overijse.

autoroute, bande réservée aux bus et taxis
■ autoroute à hauteur d’Overijse, une bande est réservée aux bus et taxis

Pour l’anecdote, ce système de bande réservée au covoiturage n’est pas nouveau et ne se limite pas à nos frontières. Dans certains états d’Amérique, il est fréquent. On rencontre parfois des conducteurs prêts à tout pour leurrer les contrôles et notamment en simulant une personne à bord par la présence d’une poupée gonflable, un mannequin ou carrément un faux squelette habillé… Un des outils pour parer à ce stratagème est la caméra thermique puisque les humanoïdes en plastique ne génèrent pas de chaleur contrairement aux humains.