Le protoxyde d’azote s’utilise en anesthésie et en chirurgie pour ses propriétés anesthésiques et antalgiques. On le trouve aussi dans la grande distribution sous forme de cartouche de gaz comprimé. En cuisine, il sert à recharger le siphon pour obtenir par exemple une chantilly. Depuis quelques années, les jeunes ont détourné son usage premier et l’inhale. Il procure des sensations euphorisantes éphémères. Ses effets sont incompatibles avec la conduite: hallucinations, perte de connaissance, étourdissement, nausée, désorientation dans l’espace, lenteur de réaction. À ce jour, il n’existe pas de screening capable de détecter le protoxyde d’azote dans l’organisme. Au mieux, le policier peut verbaliser sur base d’un état d’ivresse et la présence de cartouches vides dans le véhicule.

En plus des problèmes de propreté publique et de tapage, les jeunes sont susceptibles de présenter un sérieux danger lors de la conduite. En mars 2022, un jeune de 22 ans percute un groupe de gilles dans une bourgade de La Louvière. Légèrement alcoolisé, le conducteur d’une BMW puissante faisait 6 morts et une dizaine de blessés.  

La ministre fédéral de la Mobilité voudrait l’interdire à la vente aux mineurs d’âge. Liège a adopté un règlement communal (qui entrera en vigueur en 2022) pour interdire la vente et la consommation de ce gaz à des fins récréatives. À Bruxelles, certaines communes l’interdisent alors que d’autres n’ont pas adopté de réglementation dans ce sens.