Pour schématiser, la voiture à hydrogène est une voiture électrique mais au lieu d’avoir une batterie c’est une pile à combustible. Une réaction chimique intervient entre l’hydrogène (H2) stocké sous forme de gaz et l’air. Ensuite, la pile à combustible transforme l’hydrogène en électricité pour alimenter le moteur. L’hydrogène est compressé sous forme liquide à -250°C environ. Ces véhicules ne rejettent ni CO² ni particules fines. Ils n’émettent que de la vapeur d”eau. Cela dit, l’hydrogène ne se trouve pas à l’état brut et les techniques de dissociation des molécules sont génératrices de dioxyde de carbone (CO2) et de monoxyde de carbone (CO).

Hyundaï est le premier a sortir un véhicule de ce type avec le SUV IX35 Fuel Cell vendu à quelques exemplaires. Toyota lance une offre grand public. La Mirai peut rouler sur 650 kilomètres avec un plein d’hydrogène. C’est une valeur théorique et il faut couper la plupart des consommables, avoir une conduite souple et éviter les autoroutes. Gros inconvénient par rapport aux véhicules électriques, une voiture à hydrogène se recharge en trois minutes seulement. Malheureusement, le prix de la recharge est pratiquement équivalent au carburant ordinaire: le plein de 4,9 kg d’hydrogène coûte près de 50 euros. Son approvisionnement reste problématique. Il existe seulement deux stations en périphérie de Bruxelles (Hal et Zaventem). Pour 2020, Dats prévoit ajouter ce type de carburant à la station située à Herve, en Wallonie. En France, les bus à hydrogène circulent à Paris, Lille et Cologne. Enfin, le prix de base de la Mirai se situe à 80.000 €, c’est-à-dire trois le prix d’une voiture ordinaire équivalente !