Ce terme n’est pas repris tel quel dans le Code de la route mais il est largement utilisé dans le langage courant des motards. Il se réfère à l’article 16.2bis. On précise qu’il concerne les motards. Pour rappel, une “motocyclette” est un véhicule à moteur à deux roues et qui est tout sauf un cyclomoteur. Un conducteur de scooter 125 cc est un motocycliste tout comme celui qui roule en CBR 1000. L’article aborde deux situations: l’autoroute + la route pour automobiles et le reste. Dans le premier cas, on dit que l’inter-file ne se fait qu’entre les deux bandes situées le plus à gauche. La raison est sécuritaire. Si on autorisait l’interfile entre toutes les bandes, on pourrait avoir un automobiliste qui se déporte d’un côté pour laisser passer un motard alors qu’il vient gêner la remontée du motard situé de l’autre côté. Aussi, la première bande est occupée par des poids-lourds. En cas de trafic dense, la deuxième bande peut aussi être occupée par des camions et il est jamais très sécurisant de s’engager entre les deux. Pour les autres routes, les motards peuvent remonter des bandes ou des files en respectant quelques règles. Ce n’est alors pas considéré comme un dépassement (sauf à l’approche d’un passage pour piétons).

  • trafic dense immobilisé ou circule lentement
  • vitesse maximale: 50 km/h
  • différentiel de vitesse entre les véhicules ralentis et les motards: 20 km/h

En Belgique, la pratique est courante. Lors de bouchons les automobilistes se placent spontanément vers l’extérieur pour cette raison mais aussi pour respecter le couloir de secours. On peut regretter que les règles ne sont pas toujours bien respectées. Beaucoup de motards font de l’inter-file au-dessus de 50 km/h. À noter que l’usage des feux de détresse est une pratique courante. Elle sert à améliorer la visibilité des petits gabarits. Elle n’est cependant pas reprise dans la réglementation.