Comme son nom l’indique, c’est un miroir qui permet d’avoir une vue sur les véhicules en approche là où la visibilité est fortement réduite. Par exemple, dans un carrefour situé entre des habitations. Il sert aux riverains disposant d’un garage mais dont la vue est masquée par d’autres voitures en stationnement par exemple. On le trouve également aux arrêts de tram là où la piste cyclable prend fin et où les cyclistes continuent sur la chaussée. Ils peuvent prendre plusieurs formes: ronds, carrés, rectangulaires. Ils ne sont pas repris dans le Code de la route.

miroir de sécurité
miroir en sortie de résidence
miroir de sécurité
miroir de sécurité envers les cyclistes

À Bruxelles, la Région refuse toute nouvelle demande sauf en cas d’absolue nécessité. Les raisons invoquées sont multiples. « Ils induisent un faux sentiment de sécurité aux usagers et, donc, un comportement dangereux lié à une mauvaise estimation des distances par l’effet de déformation des images dans le miroir. (…) C’est également ingérable pour nous de poser et entretenir ce type d’infrastructure à chaque sortie de parking, de garage commun, de garage particulier » (C. Thiry, porte-parole de Bruxelles Mobilité). On peut noter d’autres soucis comme le risque d’éblouissement, l’arrondi qui induit une mauvaise perception des distances notamment envers les cyclistes, des salissures naturelles dans les endroits boisés ou en raison de la météo, de l’état général en raison d’un manque d’entretien, etc. Il appartient au gestionnaire de voirie de fixer d’éventuelles caractéristiques techniques en cas d’autorisation de placement. Certaines communes, comme Uccle, ont fait le choix de continuer à les placer (Règlement miroir).

En Wallonie, il existe des recommandations (cf. Sécurothèque). Par exemple, le miroir doit toujours être bordé d’une ligne striée rouge et blanche pour le distinguer du fond.