Il devrait être opérationnel pour le début de l’année 2022. Il sera installé à Bruxelles. Il dépendra du collège du ministère public. Il sera composé d’un procureur du Roi, de deux substituts du procureur et de 45 juristes et secrétaires de parquet. Les objectifs annoncés: supprimer la tolérance appliquée par les zones de police en raison d’un manque d’effectif pour traiter les petits excès de vitesse. Le futur parquet national voudrait aussi faire baisser le taux de recouvrement des amendes routières de 93 % à 99 %. Pour les mauvais payeurs, une phase exécutoire d’ordres de payement devrait voir le jour. Les amendes seront alors automatiquement ajoutées à la déclaration fiscale.

Le parquet national de police a comme but de reprendre une grande partie des dossiers des différents parquets afin de les gérer de manière centralisée et d’ainsi libérer du temps pour les parquets décentralisés qui pourront ainsi gérer de plus gros dossiers et s’occuper d’infractions plus graves comme les très gros excès de vitesse, les accidents avec décès, les délits de fuite, etc. C’est l’informatique qui décidera si le dossier est dirigé vers le parquet centralisé ou vers les parquets des arrondissements judiciaires. — { Vincent Floré, conseiller du ministre de Justice }

Le placement de zones de contrôle et de radars se fait à des endroits et des moments stratégiques pour pénaliser les conducteurs les plus dangereux, ceux qui sont susceptibles de commettre des accidents graves. Ces moyens humains et techniques font sens. Il est nécessaire d’avoir un arsenal répressif pour les délinquants de la route. En revanche, quand le ministre Quickenborne s’embarque dans une “tolérance zéro”, il privilégie le quantitatif au qualitatif. L’objectif est clairement de faire rentrer des recettes de façon automatisées sous couvert de la sacro-sainte sécurité routière.