La saisie (en matière de roulage) se fait sur place lors d’une intervention de police. Elle est nécessaire pour faire cesser une infraction. Elle est également indispensable pour arriver à la manifestation de la vérité. Par exemple, si la personne nie un délit de fuite, son véhicule peut faire l’objet d’une saisie à des fins d’expertise. La personne ne dispose alors plus de son bien temporairement mais en reste le propriétaire. Elle retrouve son véhicule si le juge d’instruction estime qu’il n’a pas servi lors de l’accident. Il n’y a pas de limite de temps. Certains procès durent des années et les pièces sont confisquées pendant tout ce délai.

Exemple 1: Un jeune conducteur de cyclo est arrêté par la police. Après avoir passé le véhicule sur le rouleau, le cyclo de classe A monte à plus de 54 km/h. L’engin est saisi et envoyé chez un garagiste agréé pour le rendre conforme.

Exemple 2: Un automobiliste roule sans assurance. Il ne peut reprendre la route et le véhicule est saisi. Il devra trouver un moyen pour se déplacer (taxi, appel à un proche ou un ami, transports en commun).

Exemple 3: Un trentenaire se fait arrêté pour conduite étrange. Une batte de baseball se retrouve dans le véhicule à portée du conducteur. Cet objet est considéré comme une arme blanche prohibée. Elle est saisie par l’agent.

Mise à jour (mai 2019): Les six zones de police bruxelloises envisagent de saisir administrativement les voitures des chauffards comme à Malines et Anvers. Il n’y aurait aucune intervention de la justice. Cela permettrait d’apporter une solution plus adaptée que les perceptions immédiates à la chaîne.