(Exhaust gas recirculation) La recirculation des gaz d’échappement est un système qui consiste à rediriger une partie des gaz d’échappement dans le collecteur d’admission. L’objectif est de recycler des gaz et abaisser le taux de pollution. Elle est apparue dans les années 2.000 avec l’Euro 4. Au début, son fonctionnement était binaire (on/off) puis progressif (relié au calculateur) puis progressif avec refroidissement. Elle prend différentes formes en fonction du constructeur. Elle se situe à des endroits différents: proche de l’admission d’air ou le collecteur d’échappement. Il y a donc une partie mécanique (avec le clapet d’ouverture et de fermeture) et une partie électrique. Cette vanne se trouve surtout sur les véhicules diesel mais elle équipe aussi des modèles essence.

Son gros inconvénient est son encrassement. De la calamine s’accumule autour de la valve et dans une partie de l’admission. Cela rend la vanne EGR moins efficace. Il faut donc la contrôler à partir de 80.000 km. Le mieux étant d’agir en amont, à l’usage au quotidien. La vanne s’active essentiellement en milieu urbain, lors des trajets courts et à faible vitesse avec de nombreux ralentissements et redémarrages. De temps en temps, il est bon de rouler quelques minutes à 120 km/h sur autoroute avec un rapport inférieur. Un régime moteur élevé (entre 3.500 et 4.000 t/min) permet de limiter le dépôt de suie sur la vanne. Si vous en êtes au stade de l’encrassement, il y a plusieurs “solutions”: utiliser un additif à verser dans le réservoir de carburant, injecter de l’additif directement dans l’admission, démonter la pièce à la main et nettoyer à l’huile de coude, remplacer la vanne. Qu’on se le dise, les deux premières solutions sont totalement inefficaces malgré tout le marketing tape à l’oeil. Dans le cas du remplacement, il faut compter plusieurs centaines d’euros en fonction du modèle. 

Les constructeurs ont trouvé un moyen peu coûteux de satisfaire aux normes écologiques, sans pour autant revoir leur système en profondeur. D’un point de vue mécanique, le système en lui-même est un non-sens car on réinjecte dans le circuit un air vicié chargé de suie (sur les diesels) et de NOx. Elle est très peu efficace sur les diesel à common rail.