Le changement de direction (cf. article 19.2) impose au conducteur d’indiquer son intention « au moyen des feux indicateurs de direction lorsque le véhicule en est pourvu ou, sinon, et si possible, par un geste du bras ». Au début, je pensais que la règle faisait allusion aux cyclistes, aux anciennes motos¹, aux cavaliers et tous ceux pour qui ces feux sont facultatifs. D’après mon formateur de l’époque, cela s’applique à tous les conducteurs. N’est-ce pas là un peu grotesque ?

Prenons un exemple concret: après quelques kilomètres de route, l’ampoule de mon clignotant de droite vient à céder. En principe, mon véhicule doit être en parfait été de marche. Dans ce cas, il s’agit bien d’un cas de force majeur. Je ne vais pas abandonner mon véhicule sous prétexte que l’ampoule a lâché. Je peux sans trop de problème annoncer — à l’aide de mon bras – un changement de direction à gauche. En revanche, ça semble plutôt compromis pour virer à droite (à moins d’être accompagné). Comment le conducteur peut-il indiquer son changement de direction à droite à l’aide de son bras ? Réponse ironique de l’intéressé: il fait passer son bras par le toit ouvrant. Raison pour laquelle il est indiqué « si possible ». Si le cycliste manque de perdre l’équilibre, si le conducteur doit virer à droite et que son ampoule a grillé… il n’est pas tenu d’indiquer son changement de direction.


¹ Dans le Règlement technique des motos et des cyclos (art. 13.5), les motos et les cyclos PEUVENT être munis de clignotants. Attention, cela ne veut pas dire qu’on est autorisé à retirer ses clignotants. Si la moto / le cyclo est prévu et homologué avec des clignotants, ils sont évidemment obligatoires.