Après la réussite des mes examens au brevet III, j’étais un peu perdu à l’idée de choisir une auto-école pour faire mon stage. Fallait-il y aller au feeling, s’en tenir au côté pratico-pratique et choisir l’auto-école la plus proche de mon domicile ou me fier à la réputation de tel ou tel établissement ? J’ai bien eu des échos d’élèves mais le ressenti est souvent très subjectif en fonction du caractère de chacun. Et je ne pouvais pas compter sur l’avis des moniteurs. C’est toujours un peu délicat de casser du sucre sur les collèges d’une autre auto-école, surtout auprès d’un futur moniteur. Le monde de l’auto-école est un microcosme et tout se sait rapidement.

C’est là qu’une amie monitrice m’a donné l’excellente idée d’observer un cycle de cours. De cette manière, j’assistais aux leçons de théorie en toute décontraction. La seule contrainte était de trouver du temps. Les cours se donnent en journée lors des vacances scolaires ou en soirée. Pas facile de jumeler ça avec un temps plein. À la fin des 4 X 3 heures, je me suis rendu compte de la réalité du terrain, du public, des outils employés, des locaux mis à disposition, de la motivation du sérieux et de la disponibilité des formateurs. Dans la même foulée, c’est très instructif d’entrevoir les difficultés sur lesquelles les élèves butent. Pour ma part, je voulais un maître de stage compétent, pédagogue et disponible. Je tenais aussi à ressentir un bon contact entre le directeur et ses employés. C’est tellement plus agréable de travailler dans un environnement où la communication passe facilement, sans rapport de force.

J’ai donc fait 6 demandes auprès de différentes auto-école. Sur les 6, l’auto-école Feu vert a exigé une participation financière de 65 € au même titre qu’un élève. Une autre, proche de chez moi, n’a jamais donné suite à mes tentatives de contacts. Les autres m’ont toutes accueillies les bras grands ouverts en accord avec la direction. C’est une expérience enrichissante qu’on ne vit qu’une seule fois avant d’entamer son stage. Cette manière de faire permet de désigner sereinement sa prochaine destination en toute connaissance de cause. Et s’il est possible théoriquement de changer d’officine une fois le stage entamé, c’est plutôt mal vu de faire son marché. Le maître de stage investit du temps, de l’énergie et vous livre toute sa méthodologie. De plus, la direction doit verser 57 € au SPF avant l’engagement d’un stagiaire. C’est dire qu’elle fonde beaucoup d’espoir à vous voir rejoindre les rangs dès la réussite de la leçon modèle.