On me demande comment afficher le numéro d’une plaque d’immatriculation sur son accès carrossable ? Est-il autorisé d’en apposer plusieurs ? C’est amusant d’avoir ce genre de question puisque l’article 25.1.3° a l’avantage de ne pas se perdre dans les cas particuliers mais énonce un principe simple.

Il est interdit de mettre un véhicule en stationnement (…) devant les accès carrossables des propriétés, à l’exception des véhicules dont le signe d’immatriculation est reproduit lisiblement à ces accès; — { CdR, art. 25.1.3° }

Inutile d’apposer un signal d’interdiction de stationner, le pictogramme d’une dépanneuse ou je ne sais quel autre artifice. On demande juste que le numéro de plaque soit lisible. Évidemment, il ne doit pas être inscrit sur un post-it mais libre à chacun de choisir la façon de l’afficher. Certains écrivent la plaque sur une feuille volante et la glisse dans une chemise le tout collé au Scotch, d’autres achètent dans le commerce des autocollants et confectionnent leur numéros de plaque, d’autres encore investissent dans la reproduction d’une plaque ou dans des petits plaquettes très élégantes. L’intérêt c’est de permettre au verbalisant de savoir si le véhicule stationné en face du garage ou de l’entrée carrossable est autorisé de se mettre là. Cela évite au contrôleur d’ameuter tout le quartier à la recherche de cette information.

Alors, combien ? Combien de plaques peut-on apposer ? Autant que vous voulez pardi ! Je ne comprends pas bien le problème d’afficher plusieurs plaques quand bien même il n’y a de la place que pour une auto. Même avec un dizaine de plaques, il n’y a de toute façon de la place que pour un véhicule à la fois. Je sais que certaines communes n’acceptent l’apposition que d’une seule plaque minéralogique mais ça n’a aucun fondement légal. De plus, je ne vois pas comment l’agent situé sur la voie publique pourrait vérifier la concordance entre le nombre de plaque et la place disponible. Ne vous limitez pas à une plaque si votre femme, fiston, belle-mère, jardinier… ont l’habitude d’occuper les lieux.