L’association du signal de la zone 30 (F4) et le signal de danger signalant la présence d’enfants (A23) forment une entité unique, appelée les « abords d’école ». Cette notion a vu le jour en 2002. Elle a été rendue obligatoire en 2004 pour les zones incluant un accès à une école et ce sur tout le territoire belge. Elle est valable 24h/24 et 7j/7.

Le signal A23 est toujours au-dessus du F4. Les deux signaux ne peuvent pas être dans un signal de zone. En parallèle à cette signalisation, l’aménagement des lieux est indispensable: rétrécissement de chaussée, ralentisseur… On demande aux conducteurs d’être extrêmement vigilants car le danger peut survenir de partout surtout aux heures d’affluence. Excepté la limitation de vitesse, il n’y a pas d’autres exigences. Mon formateur de l’époque prétendait que dans ces zones, il y avait une interdiction d’arrêt / de stationnement et de dépassement. Je n’ai trouvé aucune source qui vont dans ce sens même si le dépassement n’est pas conseillé.

Le F4 peut être remplacé par un panneau à message variable. Dans ce cas, la zone concernée n’est effective que lorsque le signal est allumé.

Si le législateur a imposé la vitesse de 30 km/h aux abords des écoles c’est surtout pour protéger les usagers vulnérables. Lorsqu’un piéton se fait heurter par une voiture, les conséquences d’une collision à 50 km/h sont en moyenne 9 fois plus graves qu’à 30 km/h. Dans ce cas de figure, c’est bien le piéton vulnérable puisque le conducteur est protégé par la carrosserie et ne risque rien si ce n’est une grosse frayeur. La distance d’arrêt d’une voiture qui roule à 30 km/h est de 12 m et passe à 26 m à 50 km/h ! Selon les chiffres de Vias, la grosse majorité des accidents impliquant un piéton survient dans un périmètre de 300 m à la zone 30. La vitesse moyenne des automobilistes est de 43 km/h.

En mars 2018, la sénatrice Anne Barzin propose d’élargir l’application de la zone “abords d’école” à d’autres établissements qui accueillent des enfants tels que des crèches, des établissements d’accueil pour enfants avec un handicap ou des jeunes pris en charge dans le cadre de l’aide à la jeunesse.