Cela peut paraître étrange mais une personne malentendante ou une personne sourde a tout à fait les capacités de conduire, du moins en Belgique. De par sa surdité, elle a développé une attention plus fine que les entendants. Cela combler partiellement leur surdité. On peut même dire qu’un conducteur ordinaire est plus dangereux avec sa musique à fond qu’un malentendant.  Les cyclistes sont cependant plus vulnérables. Par exemple, ils n’entendent pas le bruit de sonnette. Pour sensibiliser les autres conducteurs, il est possible de les avertir avec un petit logo placé à l’arrière du vélo. Pour les véhicules, il n’existe aucun aménagement spécifique pour ces personnes.

❖ Quid de l’apprentissage ?

Pour l’examen théorique, il existe des sessions adaptées aux sourds et muets. En Wallonie, il n’y a que le centre de Wandre qui propose un interprète en langage gestuel. Il y a un surcoût de 50 euros en raison de l’interprète.En cas d’échec, l’élève peut recommencer plusieurs fois de suite sans devoir prendre des cours en auto-école.

Pour les leçons de pratique, ça se passe plutôt bien puisqu’ils apprennent très vite et “sentent” rapidement la voiture. Le passage de vitesse est une formalité. Pas besoin d’un accompagnateur qui signe. Lors des phases arrêtées, l’apprenant donne les explications et le conducteur lit sur les lèvres. Les schémas sont également très utiles.