Il m’est arrivé une aventure cocasse. Alors que je peinais à trouver une place, je me suis stationné aux abords d’un garage. Sur la chaussé se trouvait une zone d’évitement de part et d’autre du garage. L’avant de la voiture se trouvait au-dessus de la zone hachurée mais les deux roues étaient en dehors. Quand je suis retourné à ma voiture, j’ai trouvé mon essuie-glace arrière relevé. À l’avant, un petit mot m’avertissait: « La prochaine fois, c’est la dépanneuse ! ».

J’ai appris plus tard qu’il s’agissait d’une dame d’un certain âge, habitant le quartier. La rue à sens unique étant assez étroite et elle avait besoin d’un certain espace pour rentrer sans accrocs dans son garage. Excédée par les autos qui viennent se garer à la limite, elle a fait une demande à la commune pour marquer les lieux. Le service voirie a accepté seulement pour le côté en amont. Elle a dû régler la facture de 75 €. Malgré tous ses efforts, il y a toujours des malotrus pour occuper les lieux. Le mieux aurait été de faire installer du matériel urbain (potelets flexibles, demi-lune, bac à fleurs, aménagement en dur).

entrée de garage
entrée de garage, aménagement en dur des deux côtés du garage
bac à fleurs
bacs à fleurs pour empêcher le stationnement

On ne trouve pas grand-chose à ce sujet dans le Code de la route. À priori, le conducteur a le droit de se garer tout contre le garage. Le mieux étant de laisser un espace pour faciliter l’entrée ou la sortie surtout si la rue est exiguë. Ce n’est pas toujours évident surtout dans nos villes où il est difficile de trouver une place.

Ceux qui disposent d’un garage et qui sont régulièrement dérangés par des personnes qui se garent trop près de l’entrée, contactez le service voirie de votre commune pour connaître les différentes possibilités. À titre d’exemple, voici les tarifs pour la commune d’Uccle:

  • zone d’évitement (un côté): 89 €
  • potelet + placement: 343 €
  • bac à fleurs + placement: 880 €

Sachez que toutes les demandes ne sont pas acceptées. Il faut élaborer un petit dossier avec des photos en expliquant le problème. Ensuite, la police et un agent technique de la voirie analysent la demande. Autre information utile, les demandeurs sont tenus d’entretenir le matériel urbain. Il n’est pas rare qu’un camion percute un bac à fleurs et le mette en miette. À vous de voir si c’est vraiment intéressant.