La zone de basse émissions (ou LEZ pour Low Emission Zone) a fait son apparition à Bruxelles début de l’année 2018. L’objectif est de rendre la qualité de l’air plus respirable et plus saine. Pour y arriver, l’accès aux véhicules les plus polluants sera mise en place progressivement. Les gaz d’échappement dégagés par ces vielles voitures polluent l’air et augmente le risque d’accident vasculaire cérébral, les maladies cardiaques, le cancer du poumon et les maladies respiratoires aiguës.

À Bruxelles, cela concerne les 19 communes de la Région (excepté le ring). Dans un premier temps, seuls les véhicules diesel de la norme EURO 0 et EURO 1 seront interdits (avant 1997). En 2019, ce sont les diesel EURO 2 et les véhicules essence Euro 0 et Euro 1. Ensuite, la restriction ira crescendo pour laisser le temps aux propriétaires de s’adapter (!). Une période de tolérance de 3 mois permettra aux personnes de trouver des alternatives. Après cette date, ce sera un avertissement. Des caméras dites intelligentes seront éparpillées sur le territoire. Elles seront capable de lire les plaques d’immatriculation et de repérer les éventuels contrevenants. Une taxe de 350 € est prévue pour trois mois. Il est possible d’acheter un dérogation d’un jour à 30 € avec un maximum de 8 sur l’année.

Les exceptions:

  • les véhicules prioritaires
  • les véhicules utilisés en situation d’urgence ou opération de sauvetage à la demande des pompiers, de la police, de l’armée, de la protection civile ou des autorités routières
  • les véhicules spécialement équipés pour l’entretien et le contrôle d’infrastructures et d’installations d’intérêt général
  • les trains miniatures touristiques
  • les véhicules adaptés spécialement pour les marchés, les foires, les parades et les commerces ambulants
Pour plus d’info, consultez le site Lezbrussels.be. À noter aussi que les plaques étrangères doivent s’enregistrer sur le site en question, même si leur véhicule n’est pas banni de la capitale. En cas de manquement, une amende de 150 euros est prévue.
Même si les véhicules récents – notamment les diesel – on fait des progrès en matière d’émissions de gaz polluants, je reste très sceptique sur la nécessité de la mesure. On veut un air plus propre mais bon nombre de ces véhicules seront envoyés à l’exportation et notamment en Afrique. Que dire de tous ces gens à qui on impose de changer de voiture sans leur fournir aucune aide ?