La zone de basse émissions (ou LEZ pour Low Emission Zone) a fait son apparition à Bruxelles début de l’année 2018. L’objectif est de rendre la qualité de l’air plus respirable et plus saine. Pour y arriver, l’accès aux véhicules les plus polluants sera mise en place progressivement. Les gaz d’échappement dégagés par ces vielles voitures polluent l’air et augmente le risque d’accident vasculaire cérébral, les maladies cardiaques, le cancer du poumon et les maladies respiratoires aiguës.

❖ Calendrier

À Bruxelles, cela concerne les 19 communes de la Région (excepté le ring). Dans un premier temps, seuls les véhicules diesel de la norme EURO 0 et EURO 1 seront interdits (avant 1997). En 2019, ce sont les diesel EURO 2 et les véhicules essence Euro 0 et Euro 1. Ensuite, la restriction ira crescendo. Le 1er janvier 2020, la norme Euro 3 sera interdite dans Bruxelles. Cela concerne les voitures immatriculées en Belgique entre le premier janvier 2001 et le premier janvier 2006. À cette époque, la toute grande majorité des moteurs diesel ne disposaient pas de filtre à particules. Par la suite, les autorités ont mis en place une prime pour l’équipement de ce filtre. Problème, ce filtre ne se régénérait pas. À partir d’un moment, il n’avait plus aucun effet. En 2022, ce sera au tour des diesel EURO 4 d’être car non grata. C’est la dernière génération des véhicules à ne pas disposer de filtres à particules.

calendrier LEZ, véhicules diesel
tableau des normes Euro, véhicules diesel
calendrier LEZ, véhicules essence
tableau des normes Euro, véhicules essence

La norme Euro 7 prévue pour 2025 sera encore plus stricte. On sait déjà que les émissions de NOX maximales ne devront pas dépasser 60 mg/km et passeront à 30 mg/kg pour la norme Euro 7A et 10 mg/km pour le stade Euro 7B. Les émissions de CO2 sont aussi concernées car ils devraient diminuer de l’ordre de 66% pour l’Euro 7A et 90% pour l’Euro B. Rien n’est encore finalisé mais il semble que ces prévisions semblent utopistes. Reste à savoir comment va s’adapter le secteur automobile.

Pour savoir si votre véhicule peut circuler dans les villes concernées (Bruxelles, Gand, Anvers), consultez LEZ Dieteren.

❖ Sanctions

Des caméras dites intelligentes seront éparpillées sur le territoire. Elles seront capables de lire les plaques d’immatriculation et de repérer les éventuels contrevenants. Une taxe de 350 € est prévue pour trois mois. Il est possible d’acheter une dérogation d’un jour à 30 € avec un maximum de 8 sur l’année.

Pour plus d’info, consultez le site Lezbrussels.be. À noter aussi que les plaques étrangères doivent s’enregistrer sur le site en question, même si leur véhicule n’est pas banni de la capitale. En cas de manquement, une amende de 150 euros est prévue.

Quelques exceptions pour circuler dans une zone de basses émissions:

  • les véhicules prioritaires
  • les véhicules qui roulent à l'hydrogène
  • les véhicules utilisés en situation d’urgence ou opération de sauvetage à la demande des pompiers, de la police, de l’armée, de la protection civile ou des autorités routières
  • les véhicules Oldtimer immatriculés en Belgique qui disposent d'une plaque belge en « O », « 1-O » ou qui ont une plaque personnalisée et qui ont plus de 30 ans

❖ Critiques

Même si les véhicules récents – notamment les moteurs diesel – ont fait des progrès en matière d’émissions de gaz polluants, je reste très sceptique sur la nécessité de la mesure. On veut un air plus propre mais bon nombre de ces véhicules seront envoyés dans les autres régions du pays ou à l’exportation (Afrique, pays de l’Est) où ils continueront de polluer. Que dire de tous ces gens à faible revenu à qui on impose le changement sans fournir aucune alternative. Un riche peut facilement acheter un véhicule hybride et ne pas être inquiété par ces mesures. Le moins fortuné devra se débarrasser de son bien sous peine de lourde amende.