Lors de l’examen pratique, le moniteur est présent mais il n’endosse pas le même rôle qu’en cours. Dans ce cadre bien précis, il ne peut rien dire ni faire pour ne pas interférer dans la prestation de l’élève. Il ne peut donc pas rabaisser le frein à main mal desserré, enlever les feux de route enclenchés par erreur, etc. Une intervention, même mineure, peut entraîner l’arrêt de l’examen. La seule intervention autorisée est celle nécessaire pour assurer la sécurité des biens et/ou des personnes. Évidemment, dans ce cas, c’est l’échec. À noter que le boîtier de commandes est équipé d’un “mode examen”. Toute action sur le pédalier ou sur le boîtier déclenche un bip de manière à prévenir l’examinateur.

Ces restrictions font suites aux tentatives de fraude entre le guide (ou plus rarement le moniteur) et l’élève. Par exemple: « Quand je tape deux fois la main sur la cuisse, tu dois faire attention à la priorité de droite. Quand je me gratte les cheveux, tu dois faire ceci ou cela. »

Est notamment considérée comme intervention toute action sur…

  • le volant
  • la pédale de frein
  • le frein à main
  • l’embrayage
  • l’accélérateur
  • le démarreur
  • les feux  (éteindre les feux, à l’exception des feux de route, n’est pas une intervention)
  • les essuie-glaces (les arrêter n’est pas une intervention)
  • l’avertisseur sonore
  • le levier ou sélecteur de vitesse
  • les feux indicateurs de direction
  • le(s) feu(x) de brouillard
  • les commandes de dégivrage, désembuage, ventilation et chauffage

Dans ces conditions, l’épreuve peut sembler peu chaleureuse et austère. Pourtant c’est dans l’intérêt de l’élève. Il doit se concentrer au maximum sur sa prestation pendant les 40 minutes. C’est long et en même temps ça passe très vite. Il faut donc être focus à chaque instant.