Zone sur laquelle le conducteur n’a pas de vue ni en vision directe ou indirecte ni via les rétroviseurs. Les véhicules les plus exposés sont les camions avec 4 zones d’angle mort: les deux flancs, l’arrière et le devant. Ces zones sont source d’accident en cas de virage à droite, virage à gauche, de dépassement ou de marche arrière. Les voitures ont également ces angles morts. À l’avant, les montants de la carrosserie peuvent masquer le passage d’un piéton par exemple. Pour vérifier les flancs, il suffit de tourner la tête et de jeter un bref coup d’œil. Il faut éviter de tourner le buste en même temps car on a tendance à modifier sa trajectoire.

On peut se demander s’il est bien nécessaire de vérifier l’angle mort. Les conducteurs expérimentés le font très peu. Ils se limitent souvent aux rétroviseurs. Le moniteur insistera toujours sur ce point pour que ça devienne un automatisme. Ca doit devenir un réflexe a gardé tout au long de sa vie de conducteur et pas seulement lors de l’apprentissage. La vérification de l’angle mort est une sécurité supplémentaire qui n’est pas superflue. Mais c’est vrai, la plupart du temps, il n’y a pas de risque et cela donne l’impression qu’on peut s’en passer. Pourtant, il suffit qu’un motard déboule d’un endroit imprévisible et c’est le drame. La voiture est un environnement clôt, hermétique et confortable. On ne sent pas nécessairement le danger. Les deux roues par contre sont nettement plus vigilants sur cet aspect car ils se savent exposés directement.