Abréviation pour Automatic Number Plate Recognition (Reconnaissance automatique de plaques d’immatriculation). Dispositif muni de caméras afin de photographier/filmer des plaques minéralogiques afin d’identifier l’auteur d’infraction. Il existe des systèmes fixes (autoroutes, carrefours), mobiles (les caméras sont installées (on les installe à un endroit de manière temporaire) ou mobiles mobiles (embarquées sur un véhicule par exemple). Il est exploité par des agents qualifiés comme la police, le SPF Mobilité ou les douanes.

Le véhicule de police équipé d’un dispositif ANPR est capable de détecter un défaut d’assurance, une immatriculation radiée, un manquement au contrôle technique, des amendes impayées, un retrait de permis, etc. Tout va dépendre des besoins de l’opérateur. Cette technologie est très utile pour signaler un véhicule volé, la recherche judiciaire d’un conducteur, l’auteur de banditisme, de terrorisme, de délinquance sexuelle…

véhicule équipé d'un dispositif ANPR

En Wallonie, ces ANPR sont progressivement installées sur les bandes d’arrêt d’urgence et en particulier dans les zones accidentogènes et les échangeurs. D’autres sont placées à l’entrée et en sortie des aires d’autoroute afin notamment de mieux gérer l’occupation par les poids lourds.

l’ANPR fonctionne avec une double caméra: l’une couleur et l’autre à infra-rouge. La première enregistre l’environnement global du sujet. L’infra-rouge saisit les numéros de plaque. Le mode infra-rouge permet d’éliminer toute interférence à la capture d’image et obtient une identification nette et précise en toutes circonstances: projections d’eau par mauvais temps, brume, pluie, neige, obscurité totale, éblouissement du trafic circulant en sens inverse, etc. Ce système est très performant car il permet de saisir jusqu’à 3.600 immatriculations par heure et de capter jusqu’à une vitesse différentielle de 250 km/h.

Depuis juillet 2019, un arrêté royal permet aux caméras ANPR d’établir des constatations d’infraction sans la présence d’un agent qualifié.

  • La conduite en contresens.
  • Tous les dépassements interdits et le non-respect des règles de dépassement.
  • Le fait de continuer à rouler sur la bande de gauche ou centrale de l’autoroute après un dépassement.
  • L’engagement dans un carrefour alors que l’encombrement de la circulation était tel qu’il allait y être immobilisé, gênant ou empêchant ainsi la circulation dans les directions transversales.
  • Le blocage d’un sens giratoire.
  • L’utilisation d’une bande de circulation bloquée par un croix rouge lumineuse.
  • Le franchissement des panneaux interdisant de tourner à droite ou de faire demi-tour ou vous obligeant à suivre une direction.

Cela s’ajoute à ce que ces caméras peuvent déjà constater :

  • Le fait de ne pas suivre la direction indiquée par un signal ou des flèches au sol.
  • La circulation sur la bande d’arrêt d’urgence.
  • Le non-respect des feux de circulation.
  • Le franchissement d’une ligne blanche continue.
  • La conduite sur une voie réservée à certains types d’usagers (bande de bus).
  • Le non-respect d’une hauteur maximale.
  • L’accès dans une LEZ avec un véhicule non autorisé ou, pour les immatriculations étrangères, non enregistré.
  • Les contrôles de la vitesse.