On peut distinguer un pic de pollution hivernal et un pic estival.

Pic de pollution hivernal (ou smog) — Il est déclenché lorsque la concentration dans l’atmosphère de particules fines (PM10 / PM2.5) et/ou de dioxyde d’azote (NO2) atteignent certains seuils. Le pic de pollution provient de l’accumulation de polluants provenant en partie des gaz d’échappement des voitures, des émissions dues au chauffage des bâtiments et de l’industrie.

Ce pic peut entraîner des problèmes respiratoires comme des bronchites de l’asthme, des allergies diverses, mais aussi des problèmes cardiaques et une aggravation de l’état de santé des personnes fragiles (les très jeunes enfants, les vieilles personnes). Il est particulièrement conseillé pour ces personnes d’éviter tout exercice physique intense et/ou prolongé.

Lors des alertes smog, des mesures sont prises par les autorités pour réduire les émissions du trafic automobile. Une signalisation est mise en place pour diminuer la vitesse voire même des restrictions de circulation.

Pic de pollution estival (ou pic d’ozone) — En soi, l’ozone n’est pas mauvais pour l’organisme. Au contraire, il nous protège des rayons du soleil. En revanche, il devient toxique quand ce gaz se concentre à basse altitude. Il se forme à partir des gaz d’échappement des véhicules (oxydes d’azote ou NOx) et des composés organiques volatils. Cela se produit quand l’ensoleillement est abondant et la température élevée.

Une forte concentration d’ozone dans l’air peut provoquer des irritations des yeux, du nez, de la gorge, des inflammations pulmonaires, des crises d’asthme… Elle est particulièrement inconfortable pour les personnes fragiles. Cet ozone abîme aussi les végétaux et diminue le rendement des cultures agricoles.

En cas de pic d’ozone, il est difficile d’agir. La limitation de la circulation en ville n’a que très peu d’effet et sont même contre-productives. Les seules solutions doivent être mise en oeuvre tout au long de l’année.

Il existe trois niveaux de seuil: 0 ou 0+ (drapeau bleu), 1 (drapeau orange) et 2 (drapeau rouge). Aux seuils 0+ et 1, la vitesse est limitée à 50 km/h lorsqu’elle est limitée à 90 km/h et 90 km/h sur les tronçons habituellement à 120 km/h. Les contrôles de vitesse sont renforcés. Les transports en commun bruxellois sont gratuits ainsi que la location de vélo Villo. Au deuxième seuil, il y a une interdiction de circuler sur tout le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale pour tous les véhicules¹ y compris les poids-lourds et les deux-roues motorisés. Des dérogations automatiques² existent comme l’occupation du véhicule par au moins 3 personnes, les cartes PMR, les véhicules de la STIB, les véhicules électriques, etc. Le ring n’est pas concerné par cette mesure.

seuils de pollution

Pour plus d’info: « Qualité de l’air ». Le site permet notamment de suivre la qualité de l’air à Bruxelles en temps réel.

¹ Le premier plan date de 2008. En 2018 il a été revu. Désormais l’alternance des plaques d’immatriculation basée sur le dernier chiffre pair ou impair est caduque.
² Il ne faut plus se rendre à la commune pour exiger un document de dérogation. En cas de contrôle, le conducteur doit simplement apporter la preuve qu’il répond au profil indiqué.