Ce sont des pneus d’hiver munis de clous métalliques sur la bande de roulement. Ils sont utiles sur les routes verglacées et enneigées mais dangereux et inappropriés sur un revêtement ordinaire. Les clous se détériorent rapidement sur sol sec mais surtout ils dégradent fortement le revêtement de la voirie. Ils ne conviennent pas non plus à la vitesse. Ils ont surtout une utilité en montagne là où le déneigement est difficile. L’idéal est de remplacer les 4 pneus. Il vous en coûtera entre 500 et 1 000 euros.

Les pneus à clous sont interdits ! C’est écrit noir sur blanc à l’article 81.4.4. Je ne comprends pourquoi à l’examen écrit du permis de conduire, on retrouve systématiquement une question sur leur utilisation ?! C’est vrai, la législation prévoit bien une période mais c’est une exception. On ne peut pas faire d’une exception une règle générale que je sache. Qui plus est, cette dérogation ne se trouve pas dans le Code de la route mais dans l’AM 28/09/76, matière qui ne se trouve pas au programme pour le passage du permis théorique. Et pour ajouter encore un peu plus d’absurdité, cette mesure n’a d’ailleurs plus été d’application depuis des lustres. Comme indiqué, le ministre des Communications peut, à titre exceptionnel et aux conditions qu’il détermine, autoriser l’emploi de ces pneus lorsque les circonstances atmosphériques (neige, verglas) le justifient. La période s’étale alors de l’approche de l’hiver (1er novembre) à la fin des giboulées (31 mars). Pour résumer, la règle générale dit que les pneus à clous sont interdits, même s’il y a du verglas ou de la neige.

L’article 81 concerne les véhicules à moteur. Sont donc exclus les vélos. L’article 82 qui vise les cycles et leurs remorques ne cite aucune interdiction sur les pneus à clous. On peut donc supposer qu’ils sont autorisés sans restrictions. D’ailleurs, on les trouve généralement chez les vélocistes. Très utiles sur le verglas et beaucoup moins sur la neige. Ils peuvent être équipés que ce soit en zone rurale ou en milieu urbain.