C’est une question complexe car elle dépend de tellement de facteurs.

Vitesse absolue

La première chose à connaître c’est la catégorie de votre véhicule et les conditions imposées. Un cyclomoteur de classe A ne pourra pas prétendre rouler à 50 km/h en agglomération puisqu’il est limité par construction à 25 km/h. Évidemment, les mobylettes en ordre sont limitées pour ne pas dépasser la vitesse autorisée tout comme les camions sont bridés à 90 km/h… du moins en Europe. Pour le reste, la puissance des véhicules permet de dépasser les limites. Il appartient aux conducteurs de les respecter ou pas. Deuxièmement, vous devez vous référer à votre environnement. Que dit la signalisation ? Par exemple, un signal C43 (cercle rouge avec un nombre à l’intérieur) vous donne la limitation à ne pas dépasser. À défaut de toute signalisation, vous devez vous référer aux règles générales de circulation du Code de la route. Par exemple, la vitesse maximale sur une autoroute est fixée à 120 km/h. En agglomération, la vitesse est de 50 km/h à moins d’être dans une zone lente (zone 30, résidentielle, rue cyclable).

Pour toutes ces vitesses absolues, si vous êtes en condition normale de conduite, que la route est dégagée, les conditions météo sont normales… il vaut toujours mieux rapprocher sa vitesse à celle fixée par la limitation. On voit souvent des élèves rouler 20 km/h dans une zone 30, par crainte de dépasser la limite. Ce n’est pas bon. Ils gênent le trafic, peuvent présenter un danger et commettent une infraction (art. 10.2). L’inspecteur ne manquera pas de le faire savoir. Si la limite se trouve à 30 km/h, une allure de 28, 29, 30 km/h est parfaite. Cela ne vient pas non plus à un km/h près. Même si vous dépasser d’un ou deux km/h, ce n’est pas le drame. Vous ne devez pas avoir votre nez sur le compteur, il y a d’autres choses plus importantes à faire.

Vitesse relative

La vitesse relative ne se trouve indiquée nulle part. On fait appel au bon sens de chaque conducteur. Cette vitesse s’adapte aux circonstances. Pour bien comprendre, je reprends toujours cet exemple d’un automobiliste interpellé sous la neige par la police sur une autoroute. Quand le policier lui demande s’il n’a pas l’impression de rouler trop vite, il répond ne pas avoir dépassé les 120 km/h. Une défense un peu légère. La signalisation verticale n’a qu’une valeur indicative. Chaque conducteur doit ensuite agir en bon père de famille et conduire de manière circonstanciée. Il faut tenir compte des conditions climatiques, de la présence des travaux éventuels, du trafic routier, de l’état de la route, du chargement du véhicule, etc.