À Bruxelles, la ville a voulu harmoniser le design des taxis¹. Cela permet à quiconque de les identifier rapidement et de ne pas se faire avoir par un réseau parallèle ou par des personnes mal intentionnées. Au mieux, le client se fait voler par une tarification excessive. Au pire, c’est une agression voire un viol comme c’est déjà arrivé. Cela vaut la peine d’y réfléchir !

Le véhicule

Depuis le septembre 2011, les taxis bruxellois sont de couleur noire (plus rarement blanc), encerclés d’une bande en damier noir et jaune mangue avec deux Iris symbolisant la région de Bruxelles-Capitale. Ils possèdent sur le toit un voyant lumineux — appelé “spoutnik” — inamovible avec l’inscription TAXI sur fond noir avec une bande en damier noir et jaune. Un numéro d’identification se trouve sur chaque aile arrière. Les véhicules sont obligatoirement équipés d’une plaquette d’identification rectangulaire à 4 chiffres accrochée au pare-chocs avant (utile en cas de plainte). Les véhicules sont tous équipés munis d’une plaque d’immatriculation commence toujours par 1-TXA-123 (ancien modèle) ou T-XAA-001 sauf pour les véhicules de remplacement.

En principe, le véhicule de service ne peut dater de plus de 7 ans à compter de la première immatriculation.

À bord

Le taxi doit être équipé d’un taximètre étalonné et éclairé. Il doit afficher en permanence le montant à payer. L’appareil est relié à une imprimante. Un ticket imprimé doit être fournit en fin de course. Le ticket mentionne notamment le numéro d’identification du véhicule (4 chiffres), le numéro d’ordre de la course, la date et l’heure de la prise en charge, le nombre de kilomètres parcourus, les tarifs appliqués, le total de la course et le numéro du téléphone vert. Depuis le 1er janvier 2016, le lecteur de cartes de crédit est obligatoire à bord de tous les taxis bruxellois.

Le chauffeur

Un taximan agréé ne s’improvise pas. Bien évidemment, il doit posséder un casier judiciaire vierge. Il doit suivre une série de tests de sélection, suivre une formation théorique (législation, sécurité routières, topographie, lecture de cartes, utilisation d’un taximètre…) et pratique, et réussir l’examen régional en deux épreuves. Il reçoit alors un certificat de capacité. Ce certificat est valable deux ans. Le conducteur professionnel doit également réussir le certificat de sélection médicale ou l’attestation d’aptitude.

Outre ces prérequis, il doit satisfaire à toute une série d’obligation. Quelques exemples:

  • Il doit aider à charger et à décharger les bagages.
  • Il doit avoir une tenue correcte de teinte unie.
  • Il doit prendre la voie la plus rapide.
  • Il leur est interdit de fumer à l’intérieur du véhicule avec le client à bord.
  • Il ne peut allumer la radio, sauf avec l’accord du voyageur.
  • Il ne peut laisser tourner le moteur sans nécessité.
  • Il peut refuser une personne en état d’ivresse ou sous l’influence de stupéfiants

Porter plainte

Même si les taximans sont bien formés, force est de constater que leur conduite laisse vraiment à désirer pour un certain nombre d’entre eux ! Je vise particulièrement les chasseurs de course qui exercent dans la capitale et qui sont prêts à tout pour gagner du temps. Aussi, on peut pointer du doigt la conduite agressive de quelques-uns à l’approche d’un véhicule d’auto-école. Le respect des règles élémentaires de circulation leur permettrait d’assurer la sécurité de tous mais aussi à être mieux considérés notamment vis-à-vis des autres conducteurs. Enn 2017, c’est pas moins de 465 plaintes qui ont été déposées auprès du service public². Pour porter plainte contre des propos grossiers, agressifs ou sexistes de la part du chauffeur, une conduite dangereuse, inadaptée, ou un véhicule sale, inconfortable, ou encore un tarif inadapté: Bruxelles Mobilité. N’oubliez pas de donner le numéro du taxi qui se trouve sur le damier jaune.


¹ Je ne parle pas ici des taxis limousine qui doivent respecter d’autres règles.
² Source: SudPresse, 10 janvier 2019.