Il existe toute une série d’aménagement pour avertir les conducteurs de la présence d’une école. À Bruxelles, les “abords d’école” sont devenus obligatoires. On sait très bien que la présence de signaux routiers ne suffit pas à faire ralentir le trafic. On trouve alors des ralentisseurs de trafic, des chicanes, des larges trottoirs, des coussins berlinois, des passages pour piétons mis en valeur… À côté de ça, les écoles prennent des initiatives en imaginant une signalisation. Elle a pour fonction d’être bien visible afin d’annoncer la présence d’une école et donc la traversée potentielle d’enfants.

À Bruxelles, un concours a été lancé et c’est finalement le crayon jaune fluo qui a remporté la mise. Dans d’autres communes, on a fait le choix d’autres visuels comme à Dilbeek et sa pieuvre ou Uccle et la main ouverte sur un mât multicolore (appelé « main Julie »).

Crayon jaune

Pieuvre Dilbeek

Main rouge à Uccle

Ces totems sont uniquement présents pour attirer l’attention des automobilistes sur la proximité d’une école et le risque de croiser des enfants. Ce n’est pas, comme on me l’a demandé, le balisage d’une zone Kiss & Ride où les automobilistes pourraient se stationner librement. Les automobilistes doivent donc respecter la réglementation en vigueur et notamment celle qui concerne l’arrêt et le stationnement.

Mise à jour (16/10/18) — Les écoles privées gèrent et financent la signalisation relative aux abords d’école. Pour les écoles communales, certaines interviennent dans l’achat et la mise en place du dispositif. C’est le cas à Uccle où les écoles communales sont annoncées systématiquement par une main ouverte. Dans d’autres établissements, les frais sont à charge des associations de parents par exemple. À titre d’information, la création d’un totem type “crayon jaune” coûte environ 450 euros.