Avant les années 90, il fallait apposer un timbre fiscal acheté au guichet des impôts pour mettre son véhicule en vente sur la voie publique. Actuellement, plus de vignette. On croise de temps en temps, ces affichettes orange placardées sur les véhicules en stationnement. Pourtant, l’article 25.2 prévoit une interdiction d’exposer à la vente ou à la location des véhicules sur la voie publique. Cela peut paraître étonnant tant la pratique est généralisée et personne ne trouve rien à redire.

L’affiche sur la vitre ou le hayon a de nombreux avantages: ça coûte pratiquement rien, c’est facile à mettre en place, pas besoin de passer par un site de petites annonces automobiles. Cerise sur le gâteau, les personnes intéressées peuvent directement apprécier l’état de la voiture. C’est toujours plus efficace que des photos de mauvaise qualité ou retouchées pour un meilleur rendu.

Pour bien faire, le véhicule doit être en ordre de marche, équipé des plaques d’immatriculation et assuré. Et pourtant, même en respectant ces consignes, le Code l’interdit. Mais quel est le problème ? Au même titre qu’un logement, l’affiche pour la vente d’une auto attire l’attention des passants et aussi des automobilistes. Et c’est bien là le souci. Exposé ainsi, vous attirez la curiosité des conducteurs moins concentrer à regarder la route. La distraction peut engendrer une gêne pour le trafic routier, voire, un accident.

Le Code utilise le mot exposer. On ne sait pas trop ce que cela recouvre. D’après un formateur, l’affichage serait autorisé pour l’arrêt et lors de la mise en circulation du véhicule. Cela me semble un peu étrange puisque le risque de distraction est toujours présent. Quoi qu’il en soit, les plaintes sont plutôt rares et la police n’est pas très regardante à ce sujet.