En zone bleue, l’apposition du disque de stationnement est de rigueur les jours ouvrables de 9 hà 18 h pour une durée de 2 heures sauf mentions contraires. Après ce délai, le véhicule doit quitter l’emplacement de stationnement (art. 27.1.2). L’idée est de donner à d’autres l’opportunité de stationner à leur tour. Dans les faits, il n’est pas rare de prolonger ce délai de 2 heures. Et soyons honnête, on l’a tous fait ! Le tout est de ne pas abuser au point de squatter la voie publique et ne laisser aucune chance à d’autres. On a même vu une personne se charger de changer tous les disques des véhicules des employés d’une même société.

Il est interdit de faire apparaître sur le disque des indications inexactes. Les indications du disque ne peuvent être modifiées avant que le véhicule n’ait quitté l’emplacement. — { CdR, art. 27.1.3 }

Théoriquement, on pourrait faire une marche arrière, quitter son emplacement et revenir dessus. Le mieux est de se remettre dans le flux de la circulation et trouver un (nouvel) emplacement libre. Vous respectez ainsi les directives mais selon l’endroit et l’heure, vous risquez de chercher pendant longtemps une place.

Les contrôles

Il y a toujours des personnes pour abuser. Comme je l’ai dit, si c’est exceptionnel et limité, ce n’est pas très problématique. Sauf que la fraude au disque est parfois tellement généralisée que les administrations en charge du contrôle cherchent à trouver la parade. Selon un témoignage d’une policière, certaines communes avaient recours à la craie pour marquer les pneumatiques. De ces conditions, il est pratiquement impossible de retourner pile poil sur le marquage en cas de sortie du véhicule. Selon mes informations, cela ne se pratique plus. En effet, ça me semble difficile à mettre en place. Toute une zone à marquer à la craie, revenir, revérifier.

Les outils actuels permettent plus de possibilités. Les agents sont en mesure de faire ce type de contrôle mais ça reste à nouveau assez difficile car il faut apporter la preuve que le véhicule n’a pas bouger. Cela demande pas mal de travail au niveau opérationnel (prise des photos, géolocalisation, plusieurs passages…) et il est plus rentable de se concentrer sur des cas où la contestation n’est pas possible.

Seulement voilà, les grandes villes commencent à prendre le sujet très au sérieux. C’est ainsi qu’on voit naître des scancars capables de repérer ce type d’abus grâce à un système de photos panoramiques à l’image de la Google car. Une fois que ces radars amovibles seront prêts, ça risque de faire beaucoup de bruit.