On parle de croisement lorsque deux véhicules circulant en sens opposé se rencontrent à une même hauteur. La règle générale veut que le croisement se fasse par la droite c’est-à-dire que mon véhicule se trouve à droite du véhicule venant en sens contraire.

croisement ordinaire de deux véhicules
croisement ordinaire de deux véhicules

En ligne droite, le croisement simple ne pose pas vraiment de difficulté. C’est le premier mouvement repris dans le Code de la route. Le principe d’un mouvement c’est qu’il soit détaillé, expliqué étape par étape. Or, le texte est laconique et se limite à énoncer des règles pour le croisement en ligne droite. Pourtant, cette notion intervient également lors d’un changement de direction aux intersections d’un carrefour. Dans ce cas, chacun doit tourner dans le dos de l’autre ou par derrière.

Dans certaines configurations, il est bien plus facile et moins conflictuel de faire un croisement en vis-à-vis même en l’absence de marquage (cf. croisement à l’indonésienne). Par exemple, je souhaite tourner à gauche dans un carrefour étroit. Une suite de voitures vient en sens contraire et veulent tourner à ma droite. Croiser par derrière va m’obliger de m’arrêter et attendre une ouverture. D’autant plus que la voiture qui me suit pour virer à gauche va bloquer celle d’en face. Raison pour laquelle d’autres pays ont choisi ce type de croisement en vis à vis qui ne pose pas de problème en termes de sécurité routière. En Belgique, on pratique régulièrement le croisement par la gauche (contrairement à ce que préconise le Code de la route). C’est autorisé par certains examinateurs mais mieux vaut s’en assurer avant l’épreuve pratique. Il s’agit tout de même d’une infraction du troisième degré (174 €).