Depuis quelques années, la Wallonie numérise ses procédures. Fini les petits papiers tirés au sort ou un chiffre donné par l’élève à l’accueil et transmis à l’inspecteur (ou directement dans la voiture). Fini aussi les examinateurs qui font sans cesse les mêmes parcours. La tablette enregistre tous les déplacements par géolocalisation. Évidemment, toutes les auot-écoles ne se sont pas équipées en même temps mais le changement est prévu pour l’ensemble des auto-écoles wallonnes. La tablette fournit un numéro aléatoire correspondant à un parcours. Sur ce dernier, l’examinateur doit passer obligatoirement par trois points définis (en accord avec le SPW Mobilité). Depuis juin 2020, les centres d’examen wallons ont l’obligation d’afficher les points de passage de chaque circuit. Certains centres vont encore plus loin et affichent les rues le plus souvent empruntées lors des examens.  À Bruxelles, la Région préfère ne rien dévoiler en amont. Le jour J, un système informatique tire au sort l’examinateur et le parcours à faire. Ce n’est qu’une fois en marche pour l’examen, lors des directives relatives à l’examen, que le candidat découvre l’itinéraire.

Vous pouvez retrouver ces brochures sur le site d’Auto Sécurité.

❖ Apprendre par coeur des parcours

Certains moniteurs auto-école désapprouvent la publication de ces points de passage. Ils craignent que les élèves n’apprennent par coeur les parcours sans être capable de pouvoir se débrouiller seul face à un trajet inconnu ou des situations nouvelles. L’examen perd de son intérêt puisque le circuit a été vu et revu lors des examens blancs. Qu’adviendra-t-il de ces mêmes conducteurs dans un environnement qu’ils ne maîtrisent pas du tout? Je partage en partie cet avis.

En situation normale, le périmètre est de 4 km mais il varie en fonction de la densité du trafic, des travaux, des limitations de vitesse (zone 30), etc. Cela dit, il me semble important de pouvoir rassurer l’élève sur ce qui l’attend. L’inconnu fait peur et augmente le stress. Connaître les points de passage contribue à diminuer en partie l’anxiété et améliore la prestation. L’élève évite de commettre des fautes qu’il ne ferait pas en temps normal. Aussi, il n’est pas possible de faire tous les tracés à moins d’aller dans les petites communes. À Couillet (CHarleroi) par exemple, il y a pas moins de 20 circuits différents (donc 60 points de passage). Autre élément, l’examinateur est toujours libre d’improviser et de modifier son trajet en dehors des 3 check-point. De plus, les parcours ne sont pas éternels et changent de temps en temps. Évidemment, rien n’empêche un candidat en filière libre de suivre un véhicule d’auto-école lors d’un examen (même si c’est pas du tout apprécié) ou de prendre quelques heures de conduite avec un moniteur pour s’entraîner sur des circuits connus. Enfin, il faut bien reconnaître qu’il y a quelques endroits techniques, souvent prisés par les inspecteurs, où même un conducteur confirmé aura un peu de mal au premier passage. Dès lors, expérimenter ces cas particuliers, permet de mieux se préparer et de ne pas tomber dans le piège.