patchwork signaux routiers

Cette catégorie reprend les signaux routiers belges. Dans le langage courant, on parle plus volontiers de “panneaux”: panneaux de danger, panneaux d’interdiction, etc. Au sens juridique, il est  question de « signal ». Le « panneau » quant à lui est un additionnel qui complète ou spécifie le signal.

Le Code de la route répertorie 6 grandes familles de signaux classés de A à F. Il faut à cela encore ajouter la signalisation à validité zonale.  Ils doivent être réguliers en la forme, suffisamment visibles et placés conformément aux prescriptions du Code (cf. art. 5).

Conception d’un signal

L’élaboration d’un signal est dévolu au SPF Mobilité en commun accord avec d’autres services comme l’IBSR. Jadis, chaque commune devait faire approuver sa signalisation par sa tutelle, c’est-à-dire le SPF Mobilité. Des inspecteurs du ministère contrôlaient sur place la conformité de la signalisation. Le placement des signaux passait par une commission consultative. Cette commission n’existe plus et la tutelle n’est plus assumée par le fédéral mais par les régions. Depuis lors, il y a de moins en moins d’uniformité et chaque gestionnaire de voirie fait un peu comme bon lui semble.

Existe-t-il une liste exhaustive des signaux ?

On me demande souvent si cette page reprend tous les signaux officiels. Oui, ils y sont tous si on se réfère au Moniteur belge, dans sa version française. Il en existe un peu plus de 190 sans compter les variantes. Je n’ai pas repris les signaux avec inscription dans une autre langue nationale ou bilingue. Ne sont pas repris non plus les panneaux routiers. Sachez également que certains signaux peuvent être adaptés, modulés en fonction de la configuration des lieux ou de la réalité du terrain. Quelques exemples en vrac.

  • Le pourcentage de l’A3 ou l’A5 ne se limite évidemment pas à 10 %.
  • Zone avancée pour cyclistes (F14), bande bus (F18), site spécial franchissable (F19), voie sans issue (F45)…
  • Une zone piétonne (F103) n’autorise pas toujours les cyclistes. Le symbole de la bicyclette n’est alors pas présent.
  • Le chemin réservé (F99a) peut être adapté en fonction de la ou des catégories d’usagers admises à circuler sur ce chemin.
  • La voie sans issue (F45) peut contenir une ou plusieurs issues avant le cul-de-sac.
  • Un certain nombre de signaux portent une inscription et la langue choisie va dépendre de la région: bilingue au cœur de Bruxelles, française en Wallonie et flamande en Flandre.

Je n’ai pas repris non plus toute une panoplie de message sur panneau à destination des usagers mais qui ne font pas partie des signaux officiels: avertissements de radar, présence de caméra de surveillance, panneaux des ICR ou des knooppunt, panneaux réservés aux trams et bus, etc.

Numérotation

Ils ont tous un code alphanumérique. Ils sont numérotés de manière impair (A1, A3, A5…) pour permettre d’en intercaler d’autres a posteriori. Ne cherchez pas la cohérence à tout prix, il y a parfois quelques bizarreries. La plupart des moniteurs et des examinateurs ne connaissent pas par cœur cette numérotation et tant mieux. Néanmoins, à force de jongler avec on finit par en retenir un bon paquet. Entre collègues, il est plus facile de parler d’un C43 plutôt que « à partir de ce signal, jusqu’au prochain carrefour, interdiction de circuler à une vitesse supérieure à celle qui est indiquée ». Et comme tout le monde, on parle plus volontiers d’une « bande bus » que d’une « indication des bandes de circulation d’une chaussée parmi lesquelles une est réservée aux autobus ».

Limiter la signalisation

La conduite exige une attention particulière sur la route et l’interaction des autres usagers. En plus de ça, l’automobiliste doit se référer à la signalisation. À certains endroits, le nombre important de panneaux finit par être contre-productif. À vouloir informé toujours plus, le conducteur est perdu dans tous ces messages. Selon des études, il ne prête son attention qu’à 10 à 20 % en faveur de la signalétique. De plus, il ne peut apporter une attention à plus de 3 informations simultanées. Conclusion, trop de panneaux nuit à la clarté, distrait le conducteur et augmente les situations d’insécurité.

Partant de ce constat, certaines communes commencent à revoir leur copie. Un signal routier coûte en moyenne 385 € et doit être renouveler tous les 10 ans. Repenser leur installation permet donc aussi de faire des économies. Par exemple, les panneaux relatifs au “dispositif surélevé” peuvent être supprimés en zone 30. On peut encore éclaircir le paysage en retirant les panneaux d’interdiction de tourner (D1) alors qu’un accès interdit (C1) existe et que le marquage indique la direction à prendre. Autre exemple, tous les panneaux d’interdiction non réglementaires au Code de la route sont à retirer.

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