À l’origine, les surveillants habilités avaient pour tâche d’assurer la sécurité des groupes d’enfants et d’écoliers dans la circulation. En 1999, leurs compétences se sont étendues aux personnes handicapées et aux seniors (60 ans et plus). Le tout est repris dans une circulaire ministérielle du 05/07/99.

Actuellement, les surveillants habilités suivent une formation assez courte d’une journée (3 h de théorie et de la pratique sur la voie publique le reste de la journée) encadrée par la police locale. Il n’y a pas d’examen de réussite mais le formateur policier évalue les candidats et octroie une attestation. Ils reçoivent ensuite l’habilité de l’autorité communale, à savoir le bourgmestre. Cette habilité leur permet d’exercer uniquement sur le territoire de la commune en question.

Le public intéressé est varié. Il peut s’agir de volontaires, d’enseignants afin d’agir dans leur école, de parents, de personnes disposant de temps libre, de guides ou des gardiens de la paix¹ dont ça fait partie de leur formation de base. Ces derniers assurent bien souvent la traversée des écoliers et des parents à proximité des écoles. Il peut s’agir d’un carrefour réglé ou non par des feux, marqués ou non par un passage pour piétons.

Comme le prévoit le Code, ils doivent être équipés d’un disque sur manche avec la reproduction du C3 sur les deux faces qui leur permet d’arrêter la circulation. Aussi, le brassard aux couleurs nationales doit être porté au bras gauche avec le nom de la commune en noir dans la bande jaune. Cela permet aux personnes en civil d’être parfaitement identifiées par les conducteurs. Pour une raison que j’ignore, ce brassard n’est pas toujours respecté. Le choix des vêtements est laissé à l’appréciation des personnes. Dans un souci de visibilité, une chasuble jaune ou orange fluo est vivement conseillée surtout ceux qui exercent en civil.


¹ En Belgique, la plupart des gardiens de la paix ont un rôle préventif. Ils sont facilement reconnaissables grâce à leur tenue mauve. Rien de comparable avec les gardiens de la paix français qui font partie de la police nationale.