La conduite n’est pas toujours conseillée lors de la prise de certains médicaments et encore moins quand on les conjugue avec de l’alcool. Consultez la notice, questionnez votre pharmacien sur les effets secondaires et notamment ceux qui influencent la conduite et respectez la posologie. Ci-dessous, une liste des médicaments contenant des substances qui peuvent altérer la conduite: somnolence, trouble de la vue, manque de concentration, vertige, nausée, engourdissement…

  • antidépresseurs ➜ dépression
  • hypnotiques ➜ troubles du sommeil
  • tranquillisants ➜ anxiété
  • neuroleptiques ➜ troubles psychiques
  • antiépileptiques ➜ épilepsie
  • antihistaminiques ➜ allergies, mal de voyage
  • bêta bloquants ➜ hypertension
  • antitussifs ➜ toux
  • analgésiques ➜ douleurs intenses
  • anorexigènes ➜ excès de poids
  • insuline, antidiabétiques ➜ diabète
  • pommade et gouttes ophtalmiques ➜ problèmes occulaires
« Les somnifères et tranquillisants, ainsi que les antalgiques forts, induisent notamment la somnolence, la distraction, une baisse de la coordination et une réduction des capacités de réaction. Leur consommation peut multiplier le risque d’accident par 2 à 10, soit un effet comparable à une alcoolémie entre 0,5 et 0,8‰. En cas de consommation combinée de médicaments et d’alcool, le risque est alors de 20 à 200 fois plus élevé ! Le risque est plus important pour les consommateurs occasionnels et débutants que pour les consommateurs chroniques, ainsi que lorsqu’on combine plusieurs de ces médicaments. » Source: Vias

Contrairement à l’alcool ou aux drogues, il n’existe pas de tests pour détecter les substances médicamenteuses dans l’organisme. Néanmoins, la conduite dans un état analogue à l’ivresse est punissable. Le policier se base sur l’observation des symptômes. L’amende va de 1.600 € à 16.000 € et une déchéance du droit de conduire d’un mois à 5 ans, voire définitive dans les cas lourds et de récidive.